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Examen d’accord de financement au Parlement: 17,5 milliards F Cfa pour les filières riz, maïs et manioc

Les filières riz, maïs et manioc bénéficient d’un financement de 17,475 milliards F Cfa dont une première moitié sous forme de don et l’autre moitié sous forme de prêt du Fonds international de développement agricole (Fida) pour la promotion de ces cultures. Les députés ont autorisé, ce jeudi 7 mars, le gouvernement à ratifier l’accord de prêt qui s’insère dans le cadre du financement partiel du Projet d’appui au développement agricole et à l’accès aux marchés (Padaam).

Le président de la République, Patrice Talon est autorisé à ratifier l’accord de prêt d’un montant de 13,2 millions d’euros, soit 8 737 347 240 F Cfa, signé à Rome, le 8 février dernier, entre la République du Bénin et le Fonds international de développement agricole (Fida) dans le cadre du financement partiel du Projet d’appui au développement agricole et à l’accès aux marchés (Padaam). Les députés ont donné leur quitus pour cet accord à la faveur de leur séance plénière de ce jeudi, la première pour le compte de la troisième session extraordinaire de l’année 2019 ouverte hier même. En fait, le financement obtenu du Fida s’élève à 26, 640 millions d’euros, soit  17,475 milliards F Cfa  de francs Cfa, représentant 29,7% du coût total du projet évalué à 104, 400 millions d’euros équivalent à 55,8 milliards F Cfa. Le Fida contribue à hauteur de 50% de ce montant soit 8 737 347 240 F Cfa sous forme de don et 50% sous forme de prêt. Les 8 737 347 240 F Cfa de prêt sont contractés pour une durée de 40 ans dont 10 ans de différé en capital. La commission de service est de 0,75% l’an sur le montant décaissé et non encore remboursé. Le prêt est remboursé par semestrialité. 
Selon la commission des Finances et des Echanges de l’Assemblée nationale présidée par le député Raphaël Akotègnon qui a présenté le dossier à la plénière, les caractéristiques de cet accord permettent de dégager un élément don de 58,9% témoignant de la concessionnalité du prêt. Le reste du financement, soit 70,3%  du coût total du Padaam sera donc mobilisé par d’autres partenaires financiers du Bénin dont le Fonds Opep pour le développement international et des privés. La commission des Finances et des Echanges a mis l’accent sur l’importance de ce projet qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du quatrième axe stratégique du Programme d’actions du gouvernement (Pag 2016-2021) et du Plan stratégique de développement du secteur agricole (Psdsa 2017-2025). Le projet vise à réduire substantiellement la pauvreté rurale à travers la promotion des filières agricoles conventionnelles porteuses de croissance que sont le riz, le maïs et le manioc. 

Projet pertinent

Plus spécifiquement, le Padaam permettra d’améliorer la sécurité alimentaire et les revenus des petits agriculteurs de la zone d’intervention du projet, en particulier les femmes et les jeunes à travers notamment l’accès des petits exploitants aux intrants et aux services de conseil de qualité; le développement des infrastructures d’irrigation et de marché; l’appui aux investissements de transformation et de commercialisation et le renforcement des capacités des organisations professionnelles à fournir des services efficaces à leurs membres. 
Autrement dit, la réalisation de ce projet permettra au secteur agricole de contribuer pleinement à la croissance économique en favorisant le développement et la promotion des trois filières agricoles cibles, souligne la commission des Finances et des Echanges. Ces objectifs ont séduit Rosine Vieyra Soglo qui souhaite que le financement soit effectivement utilisé pour le projet. Car, elle trouve anormal que le Bénin qui dispose d’eau, de vallées et de milliers d’hectares de terre non cultivés aille s’approvisionner par exemple en tomate et autres au Burkina Faso qui n’est pas très bien arrosé. La doyenne d’âge du Parlement se dit plus heureuse pour le Padaam car il permettra aux jeunes paysans d’avoir l’emploi et d’être impactés. 
André Okounlola pour sa part, a félicité le gouvernement surtout pour sa vision consistant à développer d’autres filières agricoles en dehors du coton. Il a alors invité le gouvernement à prendre des mesures pour l’écoulement du riz, du maïs et du manioc qui seront produits en grande quantité prochainement avec les 17,475 milliards F Cfa dont bénéficient désormais ces filières. Le député André Okounlola a été rassuré par le ministre en charge de l’Agriculture, Gaston Dossouhoui. Celui-ci a expliqué à la plénière les efforts faits par le gouvernement dans ce sens pour que tout se passe bien dans le secteur agricole.

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau LA NATION


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1 commentaire

  1. Sègnon M. BABA dit :

    C’est un merveilleux projet si financement sera effectivement utilisé pour le projet

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