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Finance climatique Tonato attend des projets concrets pour le fonds vert

Au cours de la remise de chèque aux bénéficiaires de financements de projets sélectionnés par le Fnec, le ministre du cadre de vie José Tonato s’est prononcé sur l’accréditation de l’entité nationale par le Fonds vert pour le Climat. Il dit attendre des projets bancables et l’élargissement de l’écotaxe.

« Il faut que nous sortions de nos discours pour que les populations perçoivent le côté concret de ce que nous faisons. Pour le Fnec, 2019 est un nouveau départ. C’est réellement l’année du nouveau départ. 2019, c’est l’année de l’accréditation que nous avions poursuivie, recherchée,  et au bout d’un parcours de  combattant. Le Dg Fnec et son équipe sont arrivés à bout avec tous les acquis dont-ils ont bénéficié de la part du Pnud, et de leurs collègues. Ce n’est pas un processus facile mais qui rentre clairement dans le contexte et le cadre de la mission que nous avons assignée au Fnec : accéder à la finance climatique internationale, en plus des  écotaxes. Si le Fnec devrait se contenter que des ressources écotaxes, nous aurions végété dans la passivité. C’est la deuxième structure de l’Afrique de l’ouest francophone à être accréditée par le climat. Il faut le célébrer. Il faut éviter que le sort  qu’a subi l’accréditation au fonds d’adaptation ne nous arrive à nouveau. Il faut que ce soit au bénéfice de nos populations, au décuplement de nos capacités de financement pour faire face aux aléas des changements climatiques en vue de promouvoir un développement durable. Il m’est arrivé de penser que le Fnec était en train de perdre sa raison d’être si nous ne pouvons pas chercher des idées de projets pour permettre à nos communautés de faire face au changement climatique.  Au-delà du Fonds vert, du fonds d’adaptation, il y a de multiples  fonds de la finance climatique. Il suffit d’appliquer et de faire des propositions pour lever facilement des financements. Même dans notre contexte national, des idées de mobilisation de projets, de ressources existent. Nous devons faire preuve d’innovation et de créativité. Je considère le fonds vert comme de l’aide. Nous ne pouvons pas résoudre durablement nos problèmes de développement avec les ressources du fonds vert pour le climat.  C’est avec notre propre  engagement, notre propre créativité  que nous trouverons des solutions durables  à nos problèmes dans cet environnement qui devient de plus en difficile. Je compte sur le Fnec pour y arriver. En ce qui concerne les bénéficiaires, il y a un suivi rigoureux qui va être mis en place. Nous ne permettrons pas que les ressources mobilisées au niveau des écotaxes soient gaspillées. Le Fnec sera à vos côtés. Il faut que sur le terrain, vos actions impactent le milieu. Ce qui nous manque le plus, ce n’est pas les ressources, mais la qualité des projets, des idées banquables. Dans le secteur de l’environnement, ce qui manque aujourd’hui, c’est l’argent. Les gens ont mobilisé des milliards et n’attendent que des projets valables. C’est un appel que je lance pour faire preuve d’innovations ».  

Fulbert ADJIMEHOSSOU

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