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Changement climatique Les niveaux de vulnérabilité dans le bassin de l’Ouémé dévoilées

On en sait un peu plus sur les aléas hydroclimatiques qui menacent le bassin de l’Ouémé, du fait du dérèglement climatique. Les résultats d’une étude réalisée dans ce sens par une équipe de chercheurs, sous l’égide du Professeur Luc Sintondji ont été exposés ce mercredi. C’était au cours d’un atelier d’internalisation du processus d’élaboration du Plan national par les acteurs du secteur de l’eau. Selon ladite étude, les arrondissements du nord de Djidja ainsi que le premier et le deuxième arrondissements de Bohicon apparaissent comme les zones susceptibles d’être très fortement impactées par les pluies extrêmes en tenant compte des conditions physiques.

Les localités vulnérables

La vulnérabilité future aux impacts des changements climatiques a été aussi étudiée à l’échelle du bassin versant de  l’Ouémé, suivant le scénario RCP 4.5. Il en ressort que les communes les plus potentiellement vulnérables aux inondations pluviales dans le futur seraient celles de Djougou, N’Dali, Pèrèrè et Ouaké au nord du bassin ; les communes de Glazoué, Ouèssè, Savalou et Djidja au centre du bassin ; Bohicon, Zakpota, Zagnanado, Zogbodomey au sud du bassin versant. Selon le Professeur Sintondji, en ce qui concerne les régimes pluviométriques et sur la base des stations de référence considérées, les quatre modèles prédisent également une hausse des précipitations annuelles à Djougou (6,8 % à 12,7 %) et Bohicon (1,85 % à 32,6 %) à l’horizon 2035.  Seuls les modèles HADGEM2 et MPIESN prédisent une baisse des précipitations annuelles à Parakou (1%) et à Savè (7,4 %). Les mêmes tendances sont observées à l’horizon 2050.

Des mesures d’adaptation

Face à ces risques, plusieurs mesures sont envisagées. Il s’agit entre autres du développement de micro-barrages à multi usages pour une meilleure valorisation des ressources en eau de surface et pour l’alimentation en eau potable dans les zones où le taux de desserte reste encore faible, le reboisement ou la reconstitution des forêts rizicoles. Au cours de cet atelier organisé par le Partenariat national de l’Eau, les lignes directrices du processus d’élaboration des Plans nationaux d’adaptation ont été exposées. « Nous avons échangé avec le ministère du cadre de vie pour identifier les priorités de l’Etat béninois dans le cadre de ce programme Climat, Eau et Développement. Au nombre de ces priorités, le processus Pna occupe une place prépondérante. Il s’agit de faire en sorte que les acteurs de l’eau puissent être mieux impliqués dans le processus », a souligné André Zogo, Secrétaire Exécutif du Pne Bénin. Pour sa part, le Directeur Général pour l’Environnement et le Climat, Professeur Aina Pépin, des efforts ont été faits sur les thématiques de vulnérabilité dont les risques hydrométéorologiques dans le bassin de l’Ouémé sur lequel a porté l’étude. « Le programme rentre dans la droite ligne des attentes déjà énumérées et qui sont liées surtout à la vulnérabilité des ressources en eau. Elle nous permet d’avancer et d’aller plus loin », a-t-il rassuré.

FRATERNITE

Fulbert ADJIMEHOSSOU

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