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Métier vert: Vivre de plants et de fleurs, c’est possible à Cotonou

Mois de juin, mois de l’environnement au Bénin. C’est aussi la période où les horticulteurs se font un peu plus de profit que d’habitude. C’est un métier qui suscite peu d’engouement dans la société béninoise, mais qui pour certains fleuristes de Cotonou, avec un peu de passion, nourrit son homme.

Acharnés au travail dans leur jardin, les fleuristes considèrent leur métier comme une fortune. Ce week-end du 8 juin, nous avons été frappés d’admiration par le merveilleux paysage qu’offrent les rangées des plants exposés le long de la clôture du camp Guézo. Ici, à l’entrée du Quartier Général des Forces Armées Béninoises, l’espace vert ne laisse personne indifférente. On découvre un parterre de variétés de plants et de de fleurs en pot dans une atmosphère légèrement parfumée. Les fleurs de décoration dominent les cinq jardins combinés que constitue l’espace.

«Il y a de la fortune dans ce secteur»

De loin, deux jeunes au travail de préparation de bouturage se laissent apercevoir. Jean-Baptiste Lamantchion, 25 ans vient à notre rencontre. En culotte blue jean et chemise un peu froissé, son accoutrement débraillé trahit son engagement pour son métier. Il confie d’ailleurs toute sa fierté d’hériter cette passion de ses parents, puisque pour lui, les fleurs nourrissent aussi les humains. « Dans le secteur horticole, il y a de la fortune. Grâce à ce métier, je gagne ma vie », dit-il, tout ragaillardi. S’il y a de la richesse dans le secteur, elle n’est pas aussi facile à découvrir. Ces semeurs de verdures et de vêtu travaillent sans relâche, creuse et bêche la terre, comme dira la Fontaine, repris autrement par Jean-Baptiste.

Une opportunité peu exploitée

Le métier est encore peu connu, ses opportunités aussi. Si ailleurs, certains ont fait de la préparation et de la vente de fleurs fraîches ainsi que des plantes et des petits arbustes une profession, ici,  le secteur n’accroche pas encore beaucoup de gens. Pourtant, quelques minutes de discussions avec les acteurs suffisent pour comprendre que c’est une mine d’opportunités pour qui veut s’auto entreprendre.

« Je reçois des marchés de 20 à 50 millions »

En allant à 20 mètres, non loin de l’entrée principale du Centre Hospitalier Hubert Maga (Cnhu-Hkm), l’hôpital de référence du Bénin, Isidore Aguébozo, un sexagénaire s’extasie de son travail qui lui rapporte de gros marchés. «C’est un bon travail et c’est la raison qui explique ma présence dans ce corps à mon âge. Je reçois des marchés de 20 à 50 millions rien que pour les décorations de maisons », affirme-t-il. A en croire ce vieux jeune qui passe par moment ses mains dans ses moustaches blanches, le métier de fleuriste a de la richesse.

Cependant, il n’en demeure pas moins qu’autant il apporte le sourire à ses artisans, autant ce métier regorge de difficultés. Pour Jean-Baptiste, le manque d’espace adéquat, l’achat des pots, le manque de terreau et quelques fois le ramassage de sachets servant de pots sont autant de difficultés auxquelles il fait face. Mais les fleuristes nourrissent toujours l’espoir d’un lendemain meilleur.

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