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Commerce transfrontalier: Quand il pleut au Nigéria, le Bénin est mouillé

Depuis la fermeture des frontières nigérianes, les échanges entre les deux voisins sont en berne. Pour mesurer l’impact de cette dictature économique, votre journal d’information agricole Zoom Agro vous invite à une lecture croisée de la situation.

Depuis des décennies, Sèmè, ville far-west où les braquages de banques font partie du quotidien est le symbole des intenses échanges économiques entre les deux pays. Mais, depuis le 20 juin 2016, moment choisi par la Banque centrale du Nigeria pour laisser flotter la monnaie nationale, l’entraînant de facto dans une dévaluation, rien ne va plus. Le naira, qui s’échangeait à 2,90 F CFA (0,004 euro) avant la décision nigériane, vaut désormais moins de 2 F CFA au taux officiel.

De moins en moins de consommateurs nigérians

« Avant, on vendait nos poissons cher sur le marché nigérian, je faisais un important chiffre d’affaires par jour. Aujourd’hui, il nous arrive de ne rien vendre du tout », se plaint Clément Affo pisciculteur à Hounsa à Porto-Novo. Même son de cloche avec Valentin Ogoubi, transitaire des véhicules d’occasions. « Très peu de Nigérians arrivent pour faire des achats de véhicules d’occasions, le taux de change du Naira ne favorise plus le business. La situation a créé beaucoup de chômage dans nos rangs», se désole-t-il par la suite.

Difficultés d’accès au marché nigérian Les e-citoyens béninois font des propositions au gouvernement

 La baisse de la valeur du naira a totalement bouleversé le paysage économique, car les Nigérians ont moins d’intérêts à venir consommer au Bénin. Une conjoncture difficile, qui s’accentue encore plus avec la fermeture des frontières nigérianes

Le marché des produits agricoles frappés de plein fouet

La fermeture brusque des frontières nigérianes intervenue le 20 août 2019, a littéralement frappé le secteur agricole béninois. Du coup, La mévente s’installe dans le rang des producteurs dont leurs produits sont orientés vers le marché nigérian. L’impact s’est fait senti de facto sur les produits maraîchers. 

Bénin : Le prix du panier de tomate passe de 2500f à 5000f à Glo-Djigbé

Le prix de la tomate chute drastiquement

En l’espace de deux semaines, le kilogramme de tomate a été vendu à 7fcfa à Kétou, commune frontalière avec le Nigéria, dans le département du Plateau. Les maraîchers de cette région ont enregistré d’énormes pertes post récoltes. La tomate étant une denrée périssable, cette fermeture brusque des frontières  coïncide avec la période de production. Du coup, l’offre a  surpassé la demande.  De ce fait, une situation de mévente s’installe dans les zones frontalières, étant donné que ces derniers sont orientés exclusivement sur le marché nigérian. Dans le Mono, le constat fut le même. Les maraîchers de cette zone ne sont pas épargnés. C’est le pavillon de l’agrobusiness de produits maraîchers.  Outre la tomate, la carotte, le chou sont aussi concernés. En guise de consolation, le ministre du commerce et son homologue du commerce    a effectué une descente pour réfléchir avec les maraichers le 17 septembre 2019 à Grand-Popo des solutions à court, moyen et long terme. Le gouvernement du régime de la rupture arrivera-t-il à trouver les mesures adéquates ?

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5 comments

  1. Pascal SOSSA dit :

    Vraiment je compatis avec les cultivateurs de ces produits maraîchers.

    Quand je regarde les sacrifices qu’ils ont consentis durant des mois dans les champs, et aujourd’hui, venir vendre ces produits à 7 francs le kilogramme!!. C’EST désolant.

    J’imagine la situation de ceux là, qui ont la charge de leur enfant élèves et/ ou universitaires à leur charge.

    Comment pourront ils s’en sortir et subvenir à leurs besoins ainsi que celui de ces enfants?

    Je m’interroge.

    Que Dieu touche le cœur de nos deux dirigeants afin qu’ils puissent trouver un consensus.

    Trop c’est trop

    Merci pour l’article.

  2. Nabilou N dit :

    C’est la lecture que vous avez faire de la fermeture des frontières entre le Nigeria et le Bénin , si vous pensez que c’est une dictature économique alors detrompez vous car comme l’autre disait > il disait sur ce aspects la vérité car même les analystes en économie Béninois ont mal jugé et tres mal interprété cette fermeture de nos frontières avec le Nigeria comme ex : comment comprendre que Dangoté le plus riche noire de tout les temps disait <> et comme nous dans <> les réseaux sociaux se sont enflammer avec des commentaire qui n’ont tête ni queue et les autorités de mon pays au lieu d’envoyer des ministres a la porte de se homme d’affaire qui n’est pas comme les autres ont préféré de gérer ça a leur manière et négligeant cette piste jusqu’à dans les réseaux sociaux certains ont même qualifier LE RICHICHIME DANGOTE de loin que rien <> quelque jours ou semaines après ils se sont rendu compte que c’est eux qui sont zéro devant DANGOTE et ils vont en souffrir mais il ne peuvent rien faire.

  3. […] Une occasion pour l’argentier national de donner quelques explications sur les relations commerciales entre le Bénin et son grand voisin de l’Est, qu’est le Nigeria. Pour ce dernier, “le […]

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