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Mesures résilientes au réchauffement climatique Le pouvoir caché des algues

Green News Magazine de l’économie verte

No 07 Novembre 2019

La question du  réchauffement  climatique fait couler beaucoup d’encre et de salive dans le monde. Tout ceci, dans le but d’y trouver des mesures résilientes. Les algues semblent cacher l’une des portes de sortie…

La culture des algues pourrait réduire les effets de l’émission du gaz carbonique (CO2). Responsable à hauteur de 63 % du réchauffement de la planète causé par l’homme, le CO2 est aussi le gaz à effet de serre le plus produit par les activités humaines. Lequel gaz, comme nous informe un article du magazine Up, les algues ont le pouvoir, par la photosynthèse, de le transformer en oxygène. Elles  ont besoin, en effet, du CO2 comme source de carbone et d’azote pour se développer grâce au processus de la photosynthèse.

Traiter les eaux usées, atténuer les taux de gaz carbonique (CO2) atmosphérique et produire un super aliment de lutte contre la malnutrition dans un même processus; voilà de quoi il s’agit. Le principal acteur ici, la spiruline (micro-algue d’eaux douces). D’après une étude publiée dans la revue Current Biology, la culture d’algues marines dans seulement 3,8% des Zones économiques exclusives (Zee) de la Côte-Ouest des États-Unis pourrait neutraliser l’ensemble des émissions de l’agro-industrie de Californie. « En couplant le milieu de culture – je veux désigner les eaux usées avec les sources de ces gaz par exemple le bio digesteur – les microalgues trouveraient des conditions favorables pour leur croissance et contribueraient ainsi à  réduire le taux de ces gaz (CO2 Ndlr) plutôt que de les laisser s’échapper dans la nature », affirme pour sa part, Baruc Goussanou, ingénieur en hydrobiologie à Africa green corporation.

L’« algoculture » à développer

Les  algues sont très peu cultivées au Bénin et sont à priori, utilisées pour produire certaines molécules essentielles dont l’homme a besoin dans les domaines de la santé, de la cosmétique et de l’alimentation. Pourtant, « les purges des bassins de culture des microalgues peuvent être utilisées en agriculture comme engrais organiques en lieu et place des engrais chimiques de synthèse qui sont de grandes sources de destruction de la faune et de la flore des sols », renseigne davantage Baruc Goussanou. Il amplifie: « les algues constituent de véritables sources de prédilection pour l’alimentation en pisciculture ». Et, au regard de ses avantages, fait-il savoir, les scientifiques recommandent l’algoculture (la culture des algues Ndlr). Seulement, il est de fait, soulignons-le, que beaucoup de Béninois ignorent encore l’utilité de ce végétal.

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