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Programme Acma2/Piment saumuré « Je veux être parmi les premières à gagner ce marché au Bénin…», ambitionne Gracienne AGOSSOU

Le programme Approche communale pour le marché agricole (Acma) dans sa deuxième phase, donne des ailes. Elle s’appelle Gracienne AGOSSOU, Béninoise, native d’Adjohoun. Du haut de ses 23ans d’âge, elle est mariée et mère de deux enfants. Sa rencontre avec Acma 2, son amour pour le piment saumuré, elle les clame.

Saumure de Piment

Zoom Agro : Acma2 et Gracienne Agossou, quelle est l’histoire ?

Gracienne Agossou:  Il y a deux ans encore je tenais un commerce  informel assez rentable : la vente des médicaments dans la rue. Ça m’amenait à me promener beaucoup dans les villages où les gens travaillent dur avec la force physique, dans l’agriculture et l’exploitation forestière surtout. C’est ce faisant que j’ai connu un groupement dénommé ‘’Midédji à Agbossa’’ qui s’adonnait à la production de piment. J’ai été coachée à commencer par acheter et vendre le piment frais et plus tard je me suis aussi rapprochée d’un autre groupement ‘’Mawulomin d’Assrossa’’ qui était plus ancré dans la transformation du piment. Mon objectif était d’apprendre les techniques de conservation et de transformation du piment séché. Mais les rassemblements irréguliers du groupement et quelques problèmes d’organisation ont fait que durant mon séjour, je n’ai presque rien appris. Du coup, je suis restée en contact avec mes anciens fournisseurs d’Agbossa-Adjakahoué et de Kpedekpo ; je m’applique à élargir mon répertoire de fournisseurs. C’est à ce niveau que j’étais quand j’ai entendu parler du programme ACMA2 en 2018 et je me suis faite enregistrée. Après plusieurs mois d’attente, j’ai été appelée pour faire partir d’un groupe d’apprentissage constitué exclusivement de jeunes comme moi. Notre base était à Adjohoun centre, mais maintenant tout se passe dans l’arrondissement de Akpadanou plus près de chez moi et je suis même prise comme leader du groupe.

AGOSSOU GRACIENNE

Capitalisation

Avec le programme Acma2 et l’ONG GRAADER, une structure partenaire du Programme Acma2, j’ai personnellement beaucoup appris. Ma soif en matière de techniques adaptées ou nouvelles pour la transformation du piment est plus qu’étanchée. En effet, nous avons été tous formés de façon pratique sur les technologies améliorées de séchage et de saumurage du piment  et après, d’autres modules ont suivi et ont porté sur les outils de gestion et le leadership féminin.

Le saumurage consiste à trier et à laver préalablement le piment, à stériliser le bocal devant servir de contenant à la conservation, puis, à ajouter la saumure qui est une solution salée à 10%, au piment dans le bocal avant la pasteurisation

A un moment donné, je ne savais plus quel maillon choisir exactement dans le programme : je veux dire la transformation ou la commercialisation. J’étais très attirée par les deux. Heureusement, on m’a dit qu’il n’est pas nécessaire de choisir mais d’assurer efficacement. Ce que je me suis décidé à faire.

 Effets des appuis du programme Acma2

Finalement, j’ai commencé par faire avec mes petits moyens, le piment séché et saumuré pour lequel nous recherchons d’autres marchés d’écoulement. «Je veux être parmi les premières à gagner ce marché au Bénin et au-delà de nos frontières». Il y a quelques semaines, je n’ai pas hésité à envoyer une bouteille de piment saumuré à une amie pour test et publicité à Cotonou. Aussi, grâce aux séances de formation suivies sur les bonnes pratiques agricoles de production de piment à travers les champs de démonstration mis en place par le programme Acma2 en collaboration avec Africa Green Corporation une autre des structures d’appui, j’exploite actuellement 400m2 pour produire du ‘’piment bio’’

. Je le qualifie de ‘’bio’’ parce que je n’ai utilisé que de l’engrais et des pesticides biologiques et ceci, suivant la méthode apprise durant la formation. Je n’ai pas été sélectionné pour bénéficier des kits de production de piment distribués par Acma2 à certains producteurs, mais je sais que le piment cultivé sans les produits chimiques est de bonne qualité et comme ça je suis très sûre de la qualité de ma matière première avant d’explorer ce marché spécifique et exigeant de piment saumuré à Cotonou. De ce fait, l’un de mes plus gros défis actuellement est de bénéficier d’appui financier afin de pouvoir obtenir des prêts auprès des structures de microfinances pour agrandir mon commerce. Et, quand j’analyse l’organisation et le sérieux autour de ce programme, je suis confiante.

Aimé GUEDOU

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6 comments

  1. HOUNNOUGBO GILDAS dit :

    Je veux faire bénéficier du programme Acma. Je suis pisciculteur et j’aurai appris que Acma forme bien les pisciculteurs. Merci

    • ZOOM AGRO dit :

      LE PROGRAMME ACMA2 INTERVIENT DANS LES DÉPARTEMENTS DE L’OUEME PLATEAU ZOU ET LES COLLINES. SI VOUS ETES DANS CETTE ZONE VEUILLEZ VOUS RAPPROCHER DU CSEC DE VOTRE COMMUNE POUR VOUS RENSEIGNER SI IL EXISTE UNE PEA POISSON QUI BENEFICIE DES APPUIS DU PROGRAMME. TOUTE FOIS VOUS POUVEZ ACCEDER AUX FICHES TECHNIQUES ACMA2 SUR LE POISSON SUR CE SITE (ZOOM AGRO). MERCI

  2. Alphonse dit :

    Bonjour,
    Je suis entrain de préparer une parcelle d’1,5 ha pour produire de l’ananas. Je voudrais savoir vers quelle structure je dois me diriger pour obtenir des rejets de bonne qualité de la variété Cayenne lisse et à quel prix ?
    Cordialement,

  3. Alphonse dit :

    Bonjour,
    Je souhaite savoir s’il est possible de cultiver de l’igname Lamboko sur une parcelle qui se trouve e’ pleine terre mais avec un système d’irrigation gravitaire ou par aspersion ?
    Merci de vos réponses et conseils.
    Cordialement,

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