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Bénin-Covid-19/ Mesures spécifiques au secteur agricole : Zoom Agro a vu juste

Le relevé du conseil des ministres mercredi 29 juillet 2020, informe des mesures complémentaires de soutien aux entreprises d’exploitation agricoles et aux Micro, petites et moyennes entreprises (Mpme), dans le cadre de l’atténuation des effets socio-économiques de la pandémie de Covid-19 au Bénin. En effet, en parcourant de fond en comble les décisions issues du Conseil des ministres du mercredi 10 juin 2020, on se rend à l’évidence. L’agriculture a été oubliée. Pourtant, elle n’a pas été épargnée par cette pandémie mondiale. A l’instar des autres secteurs, elle a reçu aussi son lot d’infortunes.

Par ailleurs il convient de préciser qu‘une série de mesures d’atténuation des effets socioéconomiques de la pandémie de Covid-19 a été prise en faveur de certaines catégories de sociétés et d’entreprises à l’exception de celles du secteur agricole. Pourtant, ce dernier est considéré comme fer de lance de l’économie béninoise. Lisez à propos l’article de votre web journal (www.zoomagro.com) et l’actuel compte-rendu du Conseil des ministres du 29 juillet 2020.

Covid-19/Soutien de l’état béninois aux entreprises : Aucune mesure spécifique au secteur agricole !

Au Bénin où l’agriculture occupe plus de 70% de la population active, aucune mesure n’a été apportée pour soutenir ses acteurs face aux affres de la Covid-19. Alors même que…

Ce n’est plus un secret. Des 74 et quelques milliards de Francs Cfa prévus par le Gouvernement de la République du Bénin pour manifester la solidarité nationale envers les acteurs des secteurs touchés de plein fouet par les effets du coronavirus, pas un kopeck aux acteurs du secteur considéré comme fer de lance de l’économie béninoise. L’agriculture.

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Enfin, des mesures spécifiques au secteur agricole

Les exploitations agricoles contribuent, pour plus de 25%, au Produit intérieur brut et jouent un rôle important dans le développement de notre pays.

L’objectif des mesures destinées à ce secteur est de couvrir à la fois les besoins end investissements et en fonds de roulement des entreprises évoluant dans le domaine agricole (production végétale, animale et halieutique), ainsi que de celles réalisant des opérations d’achat d’équipements et de fourniture d’intrants.

Le mécanisme sera mis en œuvre par le Fonds National de Développement Agricole (FNDA), à travers son guichet 3 qui vise à faciliter l’accès des exploitants agricoles familiaux et entrepreneurs agricoles aux crédits adaptés aux besoins et contraintes spécifiques du secteur agricole auprès des banques et systèmes financiers décentralisés.

Il s’agit d’un package de nouvelles mesures proposées en trois volets :

Le premier volet des mesures a pour objectif de permettre la couverture des risques de liquidité auxquels pourraient être exposées les institutions financières prêteuses dans le cadre d’opérations de financement des dossiers des PME agricoles. Il consiste à abonder d’un montant de 50 milliards de francs CFA, le sous-guichet 3.1 « Fonds de Garantie Interbancaire pour le refinancement entre Institutions Financières ».

A cet effet, les banques ou SFD devront :

  • Octroyer un crédit aux entreprises agricoles à un taux maximum de 12% selon les procédures et critères qui leur sont propres ;
  • Obtenir dès la mise en place du crédit, un refinancement intégral au taux de 2% auprès du FNDA.

Le deuxième volet consiste en une garantie de 50% sous forme d’engagement par signature adossé à un « cash collatéral » de 35 milliards de FCFA déposé dans un compte bancaire ouvert à la BCEAO au nom du FNDA. Il sera activé à partir du sous-guichet 3.2 dénommé « Fonds de Garantie pour l’accès des promoteurs/entrepreneurs agricoles aux crédits ».

A l’appui, le troisième volet est constitué d’un fonds de bonification de 15 milliards de FCFA qui sera mis en place pour sortir les crédits à un taux de 2% au profit des bénéficiaires.

Ces mesures d’un coût total de 100 milliards de FCFApermettront de faciliter et d’accélérer l’accès aux crédits, contribuant ainsi à la croissance de la production.

De façon concrète, la combinaison de ces trois (3) mesures permettra aux exploitants agricoles d’avoir accès à un crédit à 2%, partiellement garanti par l’Etat.

Les Ministres concernés par le sujet veilleront à la mise en œuvre efficace de ces mesures.

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