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Mévente de Tomate au Bénin : « Nous assistons à ce que j’appelle les saignements des capitaux » Hervé Tindo

Avec une production de plus de 70.000 tonnes de tomates par an, le Bénin n’arrive pas à tirer assez de devises de ce légume fruit. Au marché, la tomate pèse sur le bras des commerçants. Face à cette difficultés d’écoulement, Hervé Tindo, responsable du cabinet pluridisciplinaire Jean Pliya nous édifie sur la porte de sortie durable pour l’or rouge béninois ?

« C’est vrai, au niveau du cabinet pluridisciplinaire Jean Pliya, nous sommes spécialisés dans la production de la tomate hors sol. Et la préoccupation que vous soulevez vaut la peine d’être débattue, de sorte à attirer l’attention de l’opinion publique sur ce que nous perdons. Nous assistons à ce que j’appelle les saignements des capitaux. Sur une durée de 6 mois, le Burkina Faso nous alimente de tomates. Si nous prenons 2 millions de Béninois qui doivent se payer 500 FCFA de tomates par jour, ça revient à un milliard. Il faut que nous orientions nos politiques de sorte à investir ces fonds sur place et répondre au besoin du marché.

Prenons l’exemple de la culture hors sol que nous faisons sur nos sites, c’est une agriculture de précision qui permet d’utiliser très peu d’eau. On utilise des substrats comme des fibres de coco, de la jacinthe d’eau, etc. Nous, nous avons choisi de faire la production naturelle sans produits chimiques en utilisant des composts et d’autres fertilisants biologiques. C’est l’idéal pour une alimentation saine. Il faut que les gouvernants facilitent la production interne en accompagnant efficacement la jeunesse, œuvre pour la transformation sur place et l’amélioration de la durée de conservation, tout en limitant d’une manière ou d’une autre l’importation ».

Propos recueillis par Fulbert ADJIMEHOSSOU

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