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Monde : Actualité des matières premières agricoles

COTON

Le marché du coton se maintient, tout en fluctuant d’un jour sur l’autre, avec une clôture hier à 65,91 cents la livre soit sensiblement le même niveau que vendredi dernier (65,91 cents). Le coton a enregistré en septembre son quatrième gain mensuel et le second gain trimestriel, en hausse de plus de 7% jusqu’à présent.

Dans sa revue mensuelle, le Comité consultatif international du coton (ICAC) a révisé à la baisse ses prévisions de production pour 2020/21 à 24,6 millions de tonnes (Mt), la majorité des principaux pays producteurs, à l’exception de l’Inde -premier producteur mondial -, voit leur production diminuer. En revanche, les prévisions sur la consommation sont inchangées à 24,3 Mt. Le commerce mondial devrait s’établir à 9,19 Mt et, bien que la Chine transfère une grande partie de ses achats de fibres au Brésil, les États-Unis devraient exporter 3,18 Mt et conserver leur position de premier exportateur mondial de coton, souligne l’ICAC.

Pour l’Inde, le département américain de l’Agriculture (USDA) estime que la production de coton en 2020/21 sera sensiblement au même niveau qu’en 2019/20, soit 29,4 millions de balle (de 480 lb) sur une superficie de 13 millions d’hectares. La consommation intérieure devrait atteindre 22,5 millions de balles, en hausse par rapport à 2019/20 mais toujours en retrait par rapport à 2018/19 suite à la Covid-19. Les usines reprennent et fonctionnent actuellement à environ 75 à 80% des leurs capacités. Si l’USDA a revu à la baisse les exportations, elles sont à 4,3 millions de balles supérieures de 34% à celles de 2019/20. Enfin les stocks gonflent encore à 21,304 millions de balles.

La Côte d’Ivoire a exporté 190 113 tonnes de coton sur les huit premiers mois de l’année 2020, en baisse de 40,3% par rapport à la même période en 2019, selon les données provisoires des ports.

HUILE DE PALME

Nouvelle baisse sur le marché de l’huile de palme, après une perte de 8,3% la semaine dernière, les cours clôturant hier à 2 790 ringgits ($672,78) la tonne contre 2 824 ringgits vendredi dernier. Avant la Golden Week en Chine (1er au 7 octobre), les traders ont clôturé leurs positions entraînant les marchés vers le bas malgré les problèmes d’approvisionnement, souligne un négociant. Toutefois, la baisse a été limitée par l’augmentation des exportations.

Sur le mois de septembre, l’huile de palme s’est légèrement affaissée, de l’ordre de 1,2%.

Le plus grand État malaisien de production de palmiers Sabah – 25% de la production nationale – a ordonné à des plantations, des usines et des raffineries dans quatre districts de fermer deux semaines, jusqu’au 12 octobre, afin de freiner le coronavirus. En outre, depuis quinze jours, l’Indonésie fait face à de graves inondations.

En Malaisie, les exportations des produits à base d’huile de palme ont grimpé de 11,2% en septembre pour atteindre 1,604 million de tonnes (Mt), selon SGS.

Les Etats-Unis ont interdit l’importation d’huile de palme du malais FGV Holdings. L’agence américaine Customs and Border Protection (CBP) a bloqué mercredi l’entrée des produits à base d’huile de palme de FGV Holdings en raison d’allégations de travail forcé. L’enquête du CBP a montré des abus, des tromperies, des violences physiques et sexuelles, des intimidations et la conservation des documents d’identité des travailleurs (Lire : Les Etats-Unis en guerre commerciale tous azimuts). 

Cette dernière interdiction s’ajoute aux accusations croissantes de violation des droits de l’homme en Malaisie tributaire des travailleurs migrants au cours de l’année écoulée. Le CBP avait déjà interdit deux fabricants de gants malais, WRP Asia Pacific  le 1er octobre 2019, et Top Glove Corp en juillet dernier – sur des soupçons de recours au travail forcé. Les États-Unis ont levé l’interdiction du WRP en mars, tandis que Top Glove se précipite pour moderniser le logement des travailleurs et a versé 53 millions de ringgit ($12,78 millions de dollars) pour annuler l’interdiction.

Bien que le marché américain n’absorbe que moins de 5% des ventes de FGV et environ 3% des importations d’huile de palme de Malaisie, cette interdiction pourrait conduire les acheteurs d’autres pays à se détourner de l’entreprise ou à éviter l’huile de palme malaisienne, et nuire à son image. En outre, l’annonce du CBP mettait également en garde les importateurs américains contre des pratiques de travail douteuses dans l’industrie de l’huile de palme, ce qui pourrait avoir des implications plus larges. La préoccupation la plus directe pour FGV serait que des entreprises comme la société américaine Procter & Gamble, qui a une coentreprise avec FGV, décident de réduire leurs liens mondiaux à la suite de l’interdiction américaine.

Dans un dossier auprès de Bursa Malaysia, FGV a déclaré qu’il avait communiqué avec le CBP par l’intermédiaire de son conseiller juridique et avait présenté des preuves de conformité aux normes du travail auxquelles le groupe s’était engagé. Plus précisément, FGV a déclaré avoir mis en place des centres d’orientation en Malaisie, en Indonésie et en Inde pour les travailleurs migrants afin de les informer sur les emplois, leurs droits et leurs avantages. L’entreprise s’est également engagée à couvrir les frais de voyage et médicaux liés au recrutement de travailleurs migrants. FGV a déclaré qu’il n’embauchait pas de réfugiés et ne conservait pas les passeports des travailleurs, mais offrait des coffres forts dans ses plantations pour que les travailleurs choisissent de les garder.

De son côté, le ministre des Plantations et des produits de base a déclaré dans un communiqué que le ministère prévoyait de soumettre son étude sur la situation du travail dans les plantations de palmiers au ministère américain du Travail et à l’Organisation internationale du travail (OIT) dans le cadre de son engagement à répondre aux allégations et à éviter les restrictions à l’avenir.

Côté entreprise, Dekel Agri-Vision, qui intervient en Côte d’Ivoire, a réalisé sur le 1er semestre 2020, un bénéfice de €400 000 contre une perte de €100 000 sur la même période en 2019. Le chiffre d’affaires a progressé de 5,5% à €15,4 millions. La production a baissé de 17% à 23 882 tonnes mais elle a été compensée par une hausse de 19% des prix de l’huile de palme à € 602 la tonne en moyenne tandis que le taux d’extraction a bénéficié de grappes de fruits frais de meilleure qualité. La société a déclaré que la production de son usine de transformation de la noix de cajou à Tiebissou (Lire L’usine de cajou de DekelOil en Côte d’Ivoire opérationnelle en juin 2020) devrait démarrer au deuxième trimestre 2020, la fabrication des équipements en Chine et en Italie ayant accusé des retards en raison de la Covid-19.

RIZ

Une demande médiocre a fait chuté les prix à l’exportation du riz en Asie tandis que les approvisionnement devraient s’accélérer.

En Inde, le riz étuvé 5% a baissé à $376-$382 la tonne contre $379-$385 la semaine dernière. “Les prix locaux se ramollissent suite à la hausse attendue de la production. Les prix à l’exportation ne baissent pas dans la même proportion en raison de la hausse de la roupie“, a déclaré un exportateur basé à Kakinada dans l’État sud de l’Andhra Pradesh.

Le président indien a approuvé dimanche trois projets de loi agricoles controversés au milieu de manifestations nationales d’agriculteurs qui affirment que les nouvelles lois ralentiront leur pouvoir de négociation et permettront à la place aux grands détaillants d’avoir le contrôle des prix. En particulier, les organisations d’agriculteurs affirment que l’une des trois lois pourrait conduire le gouvernement à cesser d’acheter des céréales à des prix garantis.

En Thaïlande, les prix du Thaï 5% sont tombés à $472-$477 la tonne contre $475-$495 la semaine dernière, en grande partie en raison de la fluctuation du bath mais la demande est modérée.

Au Vietnam, les prix du Viet 5% se sont situés entre $460 et $480 la tonne, contre $470 à $475 la semaine dernière, l’activité d’exportation ayant été modérée en l’absence d’acheteurs des Philippines.

Les commerçants sont préoccupés par le bas niveau de l’eau dans le delta du Mékong ce qui pourrait entrainer une possible sécheresse ou une salinisation pendant la prochaine saison des cultures.

Les exportations de riz au cours des neuf premiers mois devraient afficher une baisse de 0,6% par rapport à l’année précédente pour s’établir à 5,026 millions de tonnes pour une valeur de $2,468 milliards, en hausse de 12%. Pour le mois de septembre, les exportations de riz se sont élevées à 420 000 tonnes pour  $215 millions.

@ Reuters

Le Myanmar a réussi à atteindre son objectif d’exportation de riz de 2,5 millions de tonnes en plus de 11 mois de l’exercice en cours 2019/20, a déclaré mardi à Xinhua un responsable de la Fédération du riz du Myanmar. La demande de riz du Myanmar provient principalement de la Chine, de la Malaisie et des Philippines, tandis que ses brisures de riz sont principalement achetées par la Belgique, la Chine et le Sénégal.

Au Etats-Unis, le parti républicain cherche à faire réformer le système général de préférences (SPG) des Etats-Unis portant sur le riz (Lire : Les Etats-Unis en guerre commerciale tous azimuts).

En Europe, le Tribunal européen a rejeté la demande de la Commission européenne  de rejeter une plainte déposée par le Cambodge et la Fédération cambodgienne du riz  concernant la réintroduction par l’UE de tarifs douaniers sur les exportations de riz Indica en provenance du Cambodge pendant trois ans (Lire : L’Union européenne protège ses riziculteurs).

SOURCE: COMMODA AFRICA

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