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Agriculture: Actualité des matières premières

COTON

La saison en cours des tempêtes et ouragans dans l’Atlantique, et cette semaine l’ouragan Delta qui devrait frapper aujourd’hui le sud des Etats-Unis, notamment la Louisiane,  a fait progresser  les cours du coton qui ont clôturé hier à 67,49 cents la livre – un plus haut de sept mois – contre 65,82 cents vendredi dernier. Depuis le creux de 50,41 cents le 1er avril, les cours ont gagné plus de 15 cents la livre, revenant à leur niveau d’avant la pandémie de la Covid-19.

Le 7 octobre s’est déroulée la deuxième journée mondiale du coton instituée en 2019 conjointement par l’Organisation mondiale du commerce (OMC), le Centre du commerce international (ITC), la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) et Organisation des Nations unies pour l’agriculture (FAO) pour sensibiliser le  grand public au rôle important que joue le coton dans l’économie mondiale (Lire : Journée mondiale du coton à l’OMC : le coton africain toujours prisonnier des subventions). Suite à la pandémie de la Covid-19, la journée a été célébrée virtuellement à travers de nombreux événements à travers le monde.

L’Inde s’est doté d’un logo et d’une marque pour son coton, « Kasturi Cotton ». Cette nouvelle identité du coton indien a été lancée par la ministre des Textiles et du développement de la femme et de l’enfant, Smriti Zubin Irani, qui a indiqué aussi qu’un système de certification pour le coton biologique – 51% de la production mondiale vient de l’Inde –basé sur de des normes internationales sera introduit par étape dans l’ensemble de la chaîne de valeur  pour assurer la durabilité et la traçabilité du coton bio indien.

HUILE DE PALME

Rebond sur le marché de l’huile de palme avec des cours qui se sont élevés hier à 2 890 ringgits ($696,39) la tonne sur la  the Bursa Malaysia Derivatives Exchange contre 2 715 ringgits vendredi dernier. Les craintes de perturbations dans la production sont de plus en plus présentes avec des confinements ciblés en Malaisie dans les zones à taux élevé d’infection à la Covid-19, y compris le  principal Etat producteur le Sabah,  mais aussi de fortes précipitations attendues dans les deux principaux producteurs mondiaux, l’Indonésie et la Malaisie, dues au régime météorologique La Nina.

Réunis hier lors d’un webinaire, les principaux analystes du marché se sont montrés optimistes sur l’évolution des prix dans les prochains mois en raison de La Nina qui devrait affecter les approvisionnements en huile comestible dans un contexte de baisse du broyage du soja en Argentine et de la hausse des prix de l’huile de tournesol. Les fortes pluies provoquées par La Nina ont commencé à perturber la production dans les pays producteurs d’Asie du Sud-Est et réduiront l’offre mondiale cette année, a déclaré l’analyste James Fry de LMC International. Même analyse chez Dorab Mistry, directeur de la société indienne de biens de consommation Godrej, affirmant “Guettez une hausse des prix induite par La Nina à partir de janvier 2021 avec l’huile de soja en tête“. L’autre raison à une hausse des prix l’année prochaine sera l’amélioration de la demande tandis que l’offre d’huiles douces – huile de soja et de tournesol – sera moindre, indique Dorab Mistry.

Pour le directeur exécutif d’Oil World, Thomas Mielke, les prix de l’huile de palme brute indonésienne en janvier-juin 2021 passeront  à $700 la tonne. La politique de stockage de la Chine  pour des mesures de sécurité alimentaire devrait se poursuivre ainsi que l’achat de fonds, ce qui combiné aux problèmes de trituration du soja en Argentine, pourrait encore faire augmenter les prix de l’huile de palme ajoute Thomas Mielke. “Si les achats des consommateurs et les achats de fonds (se réunissent), il est possible que nous atteignions temporairement 3 200 ringgit ($771,08)“, a-t-il déclaré.

Toutefois, James Fry a averti que la hausse des prix de la palme pourrait freiner la demande des consommateurs, en particulier dans les pays à faible revenu. En outre, la hausse des prix de l’huile de palme ne peut pas se maintenir sans une hausse des prix du brut, a-t-il ajouté.

Coté entreprise,  le groupe américain Mars a affirmé le 6 octobre avoir mis en place une chaîne d’approvisionnement en huile de palme sans déforestation en réduisant drastiquement la liste des ses fournisseurs à moins de 100 d’ici la fin de l’année contre 1 500 auparavant. L’entreprise devrait encore réduire le nombre à moins de 50 usines d’ici 2022. Mars a utilisé la cartographie par satellite pour surveiller l’utilisation des terres avec une validation par un tiers grâce à son partenariat avec Earth Equalizer / Aidenvironment, pour simplifier et sélectionner les fournisseurs et les usines auprès desquels elle s’approvisionne.

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