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ACMA2/PEA Soja de Boubou : De la dépendance à l’autonomisation

L’intervention du programme Approche Communale pour le Marché Agricole, ACMA2 (2017-2021) est révélatrice d’énormes potentiels dans différents Pôles d’Entreprise Agricole (PEA). Boubou, un village de la Commune de Savè a bénéficié des actions du programme pour le compte du PEA soja.  Un magasin de stockage d’une capacité de 200 tonnes a été construit dans ce village par ACMA2. De plus en plus autonome, le magasin porte, aujourd’hui la marque d’une gestion efficiente. Un bilan dont le mérite revient, à l’équipe dirigeante notamment à Akpo Florent, Instituteur, producteur et responsable à la coordination du comité de gestion du magasin. Il nous retrace ici tout le parcours.   

Mis en fonction dès décembre 2020, le magasin de stockage de soja de Boubou a été éprouvé au cours de ses deux premières années. Alors que le programme ACMA2 n’avait pas encore engagé un gestionnaire permanent pour le magasin comme il en a l’habitude, la commercialisation des produits a démarré. Une situation due à l’arrivée de grossistes indiens qui voulaient acheter du soja. A ce stade, il fallait trouver une personne qui soit en mesure de mener à bien les négociations. Et, qui d’autre pour assurer ce rôle si ce n’est Akpo Florent ? A la fois Instituteur et grand producteur, son dynamisme lui a valu d’être provisoirement désigné gestionnaire du magasin par ses pairs.

Cette première expérience pour l’Instituteur n’a, pourtant pas servi de prétexte pour une gestion fantasque de l’infrastructure d’utilité commerciale. En dépit de sa connaissance limitée en la matière, son engagement pour la cause commune a permis d’enregistrer des résultats, plutôt encourageants au cours des deux premières années. A l’en croire, la gestion du magasin a procuré un bénéfice de 120.000fCFA pour la première année. Une somme qui aura servi à couvrir les charges liées au gardiennage.  Pour, approximativement le même bénéfice réalisé que lors de la précédente année (132.000fCFA), le même scénario s’est répété pour la deuxième année d’expérience. Ce qui n’est pas du gout de ce dernier. Qui en bon leader, avec son équipe (Jean paul ATINZOVE, calixte AIPKE, Léa OLODO, Marc SABI, Bernadette HOUNTEYOSSO) ont élaboré grâce aux formations suivi du programme, un nouveau plan d’action conséquent.

Intervention réussie pour ACMA2

Si, mettre en place une Infrastructure marchande est important, ce n’est, cependant qu’une première étape dans la poursuite des objectifs que s’est fixés ACMA2. En effet, l’une des stratégies employées par le programme est la formation des acteurs bénéficiaires pour une gestion autonome et durable des infrastructures mises en place. L’objectif étant d’améliorer leurs revenus. Fort de la volonté manifeste du comité de gestion de se renforcer pour une gestion beaucoup plus rentable, les membres ont bénéficié grâce à ACMA2 des formations pour une gestion efficace de l‘infrastructure. Elles portent entres entres autres sur: Rôles et responsabilités des membres du comité, Stockage des produits, Education financière, gouvernance, Renforcement de capacité sur la carte communautaire de performance, Itinéraire technique de production. Ces différentes formations ont permis l’élaboration d’un plan d’action qui servira de boussole afin d’éviter de « naviguer à vue », comme l’a su bien reconnaître le responsable à la coordination lui-même.

Ce fut alors le début d’une nouvelle ère marquée par un changement sans précédent. De 120.000Fcfa en première année, en passant par 132.000Fcfa la deuxième année, les recettes vont, quasiment décupler dès la troisième année, atteignant un total de 1.534.725Fcfa. Un montant essentiellement constitué des ristournes perçues : frais de magasinage (100f/sac), chargement (25f); la location des batteuses (1500f/sac) et les commissions (5Fcfa/kg vendu) etc.

Des perspectives

Aussi rares pour être soulignées, ces statistiques font déjà penser à l’autonomisation du magasin. A ce sujet, le comité de gestion ne manque pas d’ambitions. En effet, l’idée est de constituer, dorénavant des fonds propres qui serviront, plus tard à financer les producteurs, confie AKPO Florent. Concrétisée, une telle ambition réduirait la dépendance des producteurs vis-à-vis des institutions de micro-finances. A cette étape, ACMA2 aura accompli largement   sa mission, celle d’améliorer de façon durable les revenus de ces bénéficiaires.

En ce qui concerne la prochaine campagne (2022-2023), le plan d’action est clair : mécaniser la production demeure la priorité. Il s’agit pour eux de se doter d’un tracteur, une doléance soumise au programme ACMA2, qui a promis d’y réfléchir, dès lors que la troisième phase du programme sera lancée.

Prince BAMIGBOLA (Col)

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