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Zogbadjè, Abomey -Calavi Bénin
Sècheresse au sahel : Le Niger tente de faire tomber la pluie

Face à une sècheresse qui fait des ravages, les autorités nigériennes ont fait l’option de provoquer la pluie. Ceci, en utilisant la technologie de « pluies provoquées ».

Frappé, depuis quelques semaines par une grave sècheresse, le Niger a recours à la technologie. Celle-ci  consiste, à l’aide d’un avion, à introduire dans les nuages des produits chimiques, notamment un mélange d’argent, de sodium et d’acétone, a rapporté l’AFP.

Cette catastrophe naturelle, source d’une crise alimentaire aigüe a amené le gouvernement nigérien à forcer les précipitations.

« Il fallait agir sur ce problème de sécheresse » afin d’avoir « beaucoup plus de jours de pluie et augmenter par la même occasion la quantité des pluies », a expliqué Katiellou Gaptia Lawan, directeur de la météorologie nigérienne, chargé de l’opération avec le consortium malien Ibi Air. Il indique qu’il y a, au Niger « beaucoup de séquences sèches prolongées qui perturbent le développement des cultures et des pâturages ». Selon lui, les interventions ponctuelles doivent donc cibler essentiellement des zones de cultures ou de pâturage, lorsque celles-ci connaissent « de longs répits pluviométriques ». A noter que, les premières interventions ont commencé au début du mois d’août dans l’ouest du pays, dont la région de Niamey, après une longue période sans la moindre goutte de pluie. L’opération est partie pour s’étendre jusqu’à la fin du mois de septembre, période habituelle de la fin de la saison des pluies au Niger.

Au Niger, la sécheresse et les attaques djihadistes ont causé, cette année une crise alimentaire grave, car privant les agriculteurs de l’exploitation des terres. A en croire le gouvernement, plus de 4,4 millions de personnes souffrent d’une insécurité alimentaire « sévère », soit une estimation de 20 % de la population. Le taux de malnutrition pointue chez les enfants est en passe d’atteindre les 12,5 %, surpassant la limite d’urgence de 10 % arrêtée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

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