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Les instruments de mesure : le caractère aléatoire des instruments traditionnels
Les irrégularités et la mauvaise conception de nos transactions dans nos marchés est une pratique qui ne date pas d'aujourd'hui.

La virgule du local N° 01

Après la série sur la culture de banane et plantain, nous entamons une autre qui porte sur les instruments de mesure. Dans cette série nous parlerons entre autres des instruments traditionnels, des pratiques en matière de mesure dans nos marchés, de la tricherie dans les mesures et enfin de l’étalonnage des instruments par l’ANM. Le nombre de numéro que comportera cette série dépend des réactions que les numéros successifs ne manqueront pas de susciter.

Il faut entendre par instrument de mesure tous ces outils dont se servent les partenaires dans les transactions, qu’elles soient commerciales ou nom. Au Bénin, le commerce des produits locaux a hérité de nombreuses pratiques qui, aujourd’hui, laissent le producteur sur le quai. On vend au kantin (une superficie qui est déterminée de façon très aléatoire et qui varie d’une région à une autre), on vend les fruits d’un arbre bien avant la floraison, on vend avec des bassines accompagnées de tout le bras jusqu’à l’épaule, on vend à la bâchée, on vend au nombre (12, 40 etc.), on vend au tohoungodo, la liste est très longue. A priori cela facilite les transactions avec des personnes qui ne savent ni lire ni écrire.

Là où le bas blesse, c’est quand le commerçant grossiste achète chez le producteur avec un instrument donné (l’arbre, la bassine accompagnée, le sac avec chapeau, la bâchée, le kantin etc.) et revend aux consommateurs avec un autre instrument (le tohoungodo, la bassine non accompagnée, le nombre et parfois même le kilogramme). Cela biaise le calcul de la marge bénéficiaire.

Les commerçants et commerçantes ne se contentent pas seulement d’introduire des biais en changeant d’instrument au gré de leur intérêt, mais ils trichent également sur les objets mis en vente. Par exemple, la vendeuse d’orange vous propose 40 oranges d’un calibre donné A à X f. Au final vous constatez qu’à peine 20 oranges sont de calibre A. Le reste est un mélange d’autres calibres plus petits. La commerçante revend le gari ou le maïs avec le tohoungodo ou la bassine non accompagnée alors qu’elle a acheté auprès du producteur avec les mêmes instruments mais accompagnés. Les transactions avec les instruments de mesure traditionnels ne profitent qu’aux commerçants.

Joachim N. SAIZONOU

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