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Agriculture sous contrat : les principes généraux
Après les instruments de mesure, nous ouvrons une nouvelle série sur l’agriculture sous contrat.

La virgule du local N° 04

Après les instruments de mesure, nous ouvrons une nouvelle série sur l’agriculture sous contrat. L’agriculture contractuelle est un système de production agricole fondé sur des accords commerciaux entre les producteurs et les acheteurs. Généralement, l’accord qui lie les parties prenantes se base sur la qualité, la quantité, le prix et la période ou périodicité de livraison.

Sur la qualité

Dans le cadre de l’agriculture contractuelle, le producteur n’est souvent pas le seul maître de la qualité du produit à livrer. Les deux parties doivent s’entendre d’une part, sur la variété et, d’autre part, sur la disponibilité de la semence. La variété et son comportement agronomique doivent faire l’objet d’une entente spécifique qui sera annexée au contrat. Ainsi, l’acheteur peut fournir au producteur, la semence certifiée issue de la variété retenue en quantité suffisante. Il peut aussi responsabiliser le producteur pour la production de la semence. Dans ce cas, l’entente doit porter sur le respect rigoureux de l’itinéraire technique et sur le taux de germination, gage de la performance de la semence.

Sur la quantité

Dans le contrat, l’acheteur exprime ses besoins quantitatifs. Le producteur s’engage à fournir cette quantité à la fin du cycle (si c’est une culture annuelle) ou suivant une périodicité bien définie (si c’est une culture pérenne). Le producteur peut être un seul exploitant agricole ou une coopérative de producteurs. Dans les deux cas, le respect rigoureux de l’itinéraire technique de production est de mise. En effet, tout comme la semence, la fiche technique doit faire l’objet d’une entente annexée à l’accord. Pour garantir le respect strict de l’itinéraire technique convenu de commun accord, l’acheteur peut appuyer financièrement le ou les producteurs en leur octroyant des crédits de campagne essentiellement sous forme de fourniture des intrants, de paiement de la main d’œuvre etc. Cela est d’autant plus important que l’acheteur peut exiger un contrôle de qualité ce qui amènerait au déclassement de certains produits. Par exemple, en cas d’utilisation minorée ou abusive des intrants chimiques lors des attaques, l’entente doit spécifier les niveaux d’attaque non préjudiciables à la qualité ou au contraire, les quantités maximales de résidus de pesticide dans le produit final.  

Sur le prix

Le prix est le fondement même de l’accord. Sa fixation fait souvent l’objet d’âpres négociations entre les parties. Pour se tirer d’affaires, les producteurs exposent leur compte d’exploitation qui se base exclusivement sur la fiche technique qui a préalablement fait l’objet d’entente. L’acheteur prend souvent comme référence les prix du marché puisque son prix à lui doit être compétitif. Au final chaque partie doit faire des concessions pour permettre la signature de l’accord.

Sur la période ou la périodicité des livraisons

La période ou dans le cas des culture pérennes, la périodicité des livraisons est basée sur le cycle du produit. Le respect de cette périodicité permet à l’acheteur de planifier les actions futures dans le temps. Ça peut être des ventes en l’état ou des usinages en vue de donner une valeur ajoutée au produit.

Joachim N. SAIZONOU

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