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Les instruments de mesure (suite) : doit-on se fier aux instruments modernes ?
Quelle est votre préférence entre les instruments traditionnels et ceux modernes ?

La virgule du local N° 02

Dans le premier numéro de cette série sur les instruments de mesure, nous avions fait une description plutôt « négative » des instruments traditionnels. En effet, tenant compte des pratiques courantes des commerçants, on peut affirmer que ces instruments qui se créent au gré de leurs intérêts ont un caractère totalement aléatoire. Que dire alors des instruments modernes ? nous avions fait une description plutôt « négative » des instruments traditionnels. En effet, tenant compte des pratiques courantes des commerçants, on peut affirmer que ces instruments qui se créent au gré de leurs intérêts ont un caractère totalement aléatoire. Que dire alors des instruments modernes ?

Le mètre pour les mesures de longueur, le litre pour les mesures de capacité et le kg pour les mesures de poids etc. Le grand avantage de ces instruments est qu’ils sont universellement reconnus. Mais l’inconvénient est qu’ils peuvent être ou qu’ils sont souvent manipulés. Les bouchers ont souvent des pesons doubles. Le premier au poids normal pour les cas de contrôle et le second au poids minoré pour la vente. Chez les commerçants qui utilisent les bascules, le client doit suivre l’étalonnage avant la pesée de sa marchandise, encore faut-il qu’il s’y connaisse. Une disposition nationale qui permet d’atténuer les appétits voraces des commerçants est le poinçonnage périodique des instruments de mesure par l’Agence Nationale de Normalisation et de Métrologie (ANM). Malheureusement, toutes les structures qui utilisent les instruments de mesure ne se soumettent pas à cette disposition et l’agence n’a pas un pouvoir coercitif. Les stations-service sont astreintes à cette obligation. En principe, toutes les entreprises qui utilisent les instruments de mesure devraient se soumettre à cette obligation.

En dehors des structures assermentées qui ont une certaine obligation de respecter les dosages, la « Gruge » est présente dans toutes les transactions qui s’opèrent sur les places de marché même avec les instruments modernes. Nous avions tous suivi la guerre en les acteurs au sujet de la minoration du diamètre des fers à béton importés ou fabriqués au Bénin. Nous avons tous suivi l’actualité du retrait par la structure de régulation des produits pharmaceutiques, d’une marque étrangère de paracétamol, signe que la Gruge n’a pas élu domicile seulement au Bénin. Vous achetez de la viande au marché, posez-la sur une balance électronique pour constater le poids minoré. Il faut noter que les entreprises en quête de certification ou qui sont dans une démarche qualité avec les normes ISO ne peuvent pas se permettre la « Gruge »  

Terminons ce numéro pas une question. Quelle est votre préférence entre les instruments traditionnels et ceux modernes ?

Joachim N. SAIZONOU

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