• 20/11/2019
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TRIBUNE VERTE

Ajustons nos voiles !

Le climat doux et imprévisible qui nous tient compagnie depuis le début de l’année devrait se poursuivre. Sur terre comme au ciel, dans le Bénin méridional, le temps ne sera pas assez clément jusqu’à ce que nous soyons véritablement plongés dans la vraie et habituelle saison des pluies. Prenez donc vos dispositions et évitez les sorties hasardeuses.

 Cette alerte, n’est ni scientifique, ni divinatoire.  Elle ne vient pas non plus des astres. Bien qu’elle ne soit que le fruit de mes Imaginations, elle n’est pas non plus dépourvue de sens. C’est ce qu’on aurait voulu entendre et lire bien souvent dans nos médias pour développer la culture de la prévention du risque au sein de la population.

Sauf qu’aujourd’hui, les réalités sont toutes autres. Sur les quelques rares chaînes qui s’y évertuent encore, les espaces météo dégringolent dans les audiences, loin derrière les télénovelas, voire les JT. Pis, même dans les zones agro-écologiques, les producteurs n’ont que faire des prévisions saisonnières. Ils débroussaillent la terre et confient  le reste à la raison de leur foi.

Pourtant, dans un contexte de dérèglement climatique, il ne suffit plus de se plaindre du retard des pluies ou de leurs abondances, du caractère désastreux des orages, ou encore des crises de chaleur. Il faut pouvoir apprendre à vivre avec, en délectant à volonté des alertes météo. L’américain William Arthur Ward a écrit : « le pessimiste se plaint du vent ; l’optimiste se dit que le temps va changer ; mais le réaliste ajuste les voiles ». Alors, mettons-nous à l’abri, tant qu’il est encore temps.

Certes, d’aucuns diront qu’elles ne servent à rien des alertes qui ne se concrétisent que très peu. Combien de fois ne nous sommes-nous pas plaints de voir rayonner au-dessus de nous le soleil alors qu’on nous a prévu un ciel orageux ? Mais la météorologie n’est qu’une science. Elle n’est ni née de la lumière, ni du vrai Dieu. L’efficacité des prévisions ne dépend que de la qualité des données collectées des modèles d’analyses. Il faut pouvoir disposer des moyens humains et de technologies de pointes pour combler les attentes. C’est aussi une question de souveraineté.

Alors, ajustons nos voiles, en amenant les citoyens à s’approprier les bulletins météo, en mettant à disposition des producteurs, des prévisions de qualité afin qu’ils sachent quand il faut éventrer la terre pour y puiser sa générosité infinie, avec la bénédiction du Ciel.

Ajustons nos voiles en nous dotant d’équipements modernes de prévision. Ainsi, nous n’aurions plus besoin de polémiquer autour des alertes qui pleuvent ces derniers mois sur les réseaux sociaux, annonçant tantôt la bonne nouvelle, tantôt des catastrophes historiques.

En attendant, peut-être que le Bénin ne s’offre à coût de milliards de nos Francs un radar pour affiner ses prévisions, faisons foi à notre météo nationale et aux prévisions régionales. Car, nul ne sait le jour, ni l’heure, mais nous aurions été prévenus au mieux.

*Fulbert Rodrigue ADJIMEHOSSOU*

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