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Tribune Verte La planète en plastique !

Vaste autant que la terre, fleurissante comme dans une serre, sous nos yeux s’éclot une nouvelle planète. Cette fois-ci, point n’est besoin d’une mission Apollo pour l’appréhender. Sous nos pieds, la planète plastique prend possession de notre vie, ronge notre existence et s’étale dans tous les sens. Ce n’est pas une première que dans un rapport mondial, on se préoccupe de la propension vertigineuse des matières plastiques.

Que WWF tire à nouveau la sonnette d’alarme, démontrant que ce matériau polluant va augmenter de 40% d’ici 2030 et qu’il va conquérir davantage d’espace, j’ai bien peur que l’émotion et les inquiétudes suscitées n’émeuvent que pour quelques jours seulement. De toute façon, ce ne sera pas la dernière alerte.

Paradoxe, on ne s’imagine pas encore comment ce qui n’était qu’un biberon pour l’athlète, une gourde pour le berger, soit entrain de dominer notre monde. Le problème est que, absorbé par ses nombreux avantages qu’offrent les plastiques on peine à aller au-delà des signaux.
Le pire, ce n’est pas de craindre la mutation de la terre en plastique, mais de comprendre que rien n’est véritablement fait pour limiter cette invasion, cette dépendance.

Du coup, on manque de se poser les vraies questions, d’accuser les vrais acteurs de cette pollution mondiale qui menace la biodiversité terrestre et marine. On manque d’instaurer les solutions durables, susceptibles de nous mettre à l’abri de l’étouffement. En lisant ces rapports alarmants qui se focalisent bien souvent sur l’occident et ses réalités, on a à tort ou à raison l’impression de n’être pas concerné.

Pourtant, à l’embouchure de Cotonou comme à Dantokpa, l’on ne paie rien à vivre la danse des plastiques. Mieux, ce ne sont pas les agents de collecte des déchets solides ménagers qui diront le contraire, si tant est qu’ils en sont envahis sans avoir la possibilité d’en recycler. Puis, au bord du patrouilleur Alibori, la commandant Fantondji (journée de la femme oblige) vous en dira des nouvelles de nos côtes, concernant le phénomène. Et à Joséa Dossou Bodjrenou de me dire sans doute, à la place des poissons et des tortues, il ne nous restera qu’un océan de plastiques.

Que faire ? Rien d’autre que ce que nous enseigne actuellement le tintement de la cloche : attention, limitons et recyclons !

Fulbert ADJIMEHOSSOU

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PATRICE TALON GREEN NEWS

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