• 08/08/2020
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Filière maïs: Les acteurs veulent atteindre un rendement de 3 tonnes/ha

Confrontés aux caprices du climat, et peu satisfait des rendements actuels, les acteurs de la filière maïs vont à l’assaut des technologies de pointe pour booster la production. La préoccupation était au cœur d’un atelier le lundi 25 mars 2019 à Iita.

« Dans notre pays, le rendement moyen national est encore de 1300 kilo/ha. Ce qui est inadmissible. Nous devons passer très rapidement à 3 tonnes à l’hectare et pourquoi ne pas aller à 5 tonnes comme dans d’autres pays ». C’est un défi que lance le Directeur scientifique adjoint de l’Institut National des Recherches Agricoles du Bénin (Inrab), Dr Nestor Ahoyo Adjovi aux différents acteurs. Ainsi, réunis à un atelier de concertation lundi, les différents acteurs de la filière maïs en sont conscients et comptent œuvrer pour atteindre cet objectif. En effet, au Bénin, le maïs occupe la première place dans le système alimentaire national et reste la céréale la plus consommée devant le riz et le sorgho. Avec une production nationale de plus de 1,2 millions de tonnes, cette spéculation attend de contribuer davantage au Pib et à la lutte contre l’insécurité alimentaire. Cet atelier ce concertation organisé par le Programme Technologies pour la Transformation de l’Agriculture en Afrique (TAAT)  a donc permis de renforcer les partenariats entre tous les acteurs de la filière maïs au Bénin. Ce fut aussi l’occasion de mettre en relief les innovations mises en place avec des chercheurs et qui n’attendent que d’être profitables aux acteurs. « Avec les changements climatiques, on ne sait exactement  quand commence la saison. On a certaines variétés qui tolèrent la sécheresse et d’autres l’inondation. Donc si vous êtes dans une région  souvent inondée, vous ne pouvez pas choisir la même variété que dans une région où la sécheresse domine. Nous avons ces différentes technologies qui existent où le producteur peut vraiment s’informer et s’adapter », a souligné Dr Nestor Ahoyo Adjovi, Directeur scientifique adjoint de l’Inrab. A l’en croire, cette rencontre permettra de renforcer les échanges et la synergie entre tous les acteurs pour promouvoir la filière maïs dans notre pays et élaborer un plan de travail harmonisé avec la participation de tous les acteurs pour la campagne 2019 – 2020. « Les associations des organisations professionnelles agricoles sont appelés à relayer l’information au niveau des producteurs individuels. Nous avons aussi un service au niveau du ministère de l’agriculture qui s’occupe de l’appui conseil, de la vulgarisation », a-t-il ajouté. Quant à  Mary Igbinnosa, représentante du Coordonnateur Taat Clearinghouse, elle a réaffirmé l’accompagnement  du programme Taat à faciliter les planifications nationales des actions de campagnes de maïs et offrir son assistance avec des technologies éprouvées pour le Bénin.

Fulbert ADJIMEHOSSOU

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3 comments

  1. Nonvidé Corneille DASSOU dit :

    C’en est une bonne nouvelle. Face aux menaces grandissante des impacts du changement climatique, les producteurs que j’appuie désirent faire l’expérience avec les nouvelles variétés du maïs développées par IITA.
    Comment pourrait-on en avoir ??

  2. […] national des recherches agricoles du Bénin (Inrab) recrute de nouveaux agents comme assistants de recherche.A cet effet six postes sont à pouvoir. Les dossiers de candidatures sont reçus jusqu’au 30 mars […]

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