• 19/01/2020
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Tribune Verte : En marche pour le Climat !

Impassible, le visage serré, elle n’est pas à rechercher parmi milles âmes. Greta Thunberg, c’est son nom. A seulement 16 ans, la Suédoise qui a lancé le mouvement international de grèves scolaires imprime sa marque. Ce visage de la Cop 24 ose là où beaucoup plus mûrs qu’elle se noient dans l’inaction. Mais elle n’est pas la seule. Anuna De Wever et Kyra Gantois sont d’autres héroïnes qui font descendre, au nom du climat, des milliers de jeunes dans la rue.

Et nous ? Que faisons-nous ? Quelle est notre part d’engagement dans la bataille ? Sommes-nous spectateurs ou acteurs ?  Dans cette colère verte qui gronde sur fond de désordres écologiques toujours plus menaçants, nous ne sommes pas loin d’être muets. Certes, on ronchonne puis on finit par se ranger dans notre coquille. Pourtant, nous ne sommes pas l’autruche pour se voiler la face.  Heureusement, on y pense maintenant !

Oui, une marche pour le climat, ce sera un coup d’essai, et peut-être un coup de maître.

La sensibilité de la période électorale a fait de tuer une première tentative dans l’œuf. Mais, il faut qu’on y pense vraiment. Du monde dans les rues de Cotonou tel un fleuve débordant d’énergies, ce n’est pas forcément l’enjeu. Notre jeunesse, on la sait peu engagée, peu militante, et surtout craintive. Sa philosophie n’est pas loin de celle de l’artiste Ethan Hawke pour qui : « tout engagement génère des compromis, et il est évidemment beaucoup plus facile de rester soi-même en ne faisant rien ». Mais nous aurons tort de penser ainsi, comme pour rester les bras croisés. Alors, Cotonou ne vivra pas un samedi rebelle. Cependant, l’important ne réside pas dans le nombre mais dans le message porté par le peu.

Un jour nous attend donc une marche, où la jeunesse devra présenter une revendication impérative afin d’éviter le désastre écologique qui se manifeste dans son milieu. Un jour nous attend une marche où l’on devra exiger des alternatives pour un monde durable ; des alternatives que nous serons appelés à mettre en pratique.

L’expérience a montré que les changements ne sont jamais durables par les lois mais par la prise de conscience citoyenne.  Le Bénin a certes fait des progrès en matière de changements climatiques le vote de la loi et l’accréditation du Fnec par le fonds vert. Mais pour l’heure, des efforts significatifs restent à faire pour assurer au pays la sensibilisation de ses citoyens, l’atténuation et la résilience face aux changements climatiques.  

Nul ne devra être de trop sur la route pour la justice climatique, pour sensibiliser l’opinion nationale sur les changements climatiques et pour l’urgence d’adopter des comportements éco citoyens. Et s’il en est ainsi la marche pour le Climat, engageons-nous, rejoignons les rangs pour porter la voix de la nature. Elle s’exprime, dira la blogueuse Francine Oboubey. Mais du fait des brouillards politiques, on l’entend peu. C’est le moment d’unir nos voix à celle de la nature pour dire : « Le changement s’annonce, que cela vous plaise ou non ».

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