• 28/05/2020
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Dynamisation des échanges commerciaux régionaux ACMA2 renforce les capacités des membres des Ccic

L’hôtel la majesté de Bohicon a servi de cadre les 1er  et 2 juillet 2019 au renforcement de capacités des membres du secrétariat du Cadre de concertation intercommunale (Ccic). Venus des départements de l’Ouémé/Plateau et du Zou/Collines, ils sont environ une trentaine de participants à prendre part à cet atelier de formation organisé par le programme ACMA2 sous l’égide de Clément  Méhouénou, responsable en charge du transport logistique.

 Et, durant les deux jours de cette session de renforcement de capacités, les thématiques abordées étaient axées sur le Schéma de libéralisation des échanges commerciaux de la CEDEAO (Slec), son utilité et ses limites dans les zones de libre-échange  et les questions relatives aux procédures d’agrément. Le constat, en effet, est que «le chantier de l’intégration régionale peine énormément à décoller malgré les nombreux efforts consentis par la CEDEAO». C’est alors que la libre circulation des biens a été consacrée à travers l’institution du Slec par les différents protocoles et règlements  qui le régissent. Seulement, malgré l’existence de ce  dispositif, la libre circulation des personnes et des biens connaît de nombreux dysfonctionnements. Le niveau du commerce intracommunautaire s’en trouve alors affecté avec une moyenne régionale estimée  entre 10% et 15%, bien en deçà des ambitions et potentialités de la région. Le renversement d’une telle tendance nécessitera une meilleure appropriation de cette réforme. Ce qui s’est révélé lors de la phase 1 dudit programme, où le transport  transfrontalier des produits agricoles  a été l’un des défis majeurs des producteurs et commerçants.

Ils ont dit….

D’entrée, pour rappel, le Slec vise à promouvoir le développement de l’entrepreneuriat, à accroître le commerce intra-régional et à stimuler l’activité économique, tout en améliorant la compétitivité de l’Afrique de l’Ouest sur le marché mondial. Aux dires de certains participants à l’atelier de formation, c’est donc à juste titre que ACMA2 s’investit dans le renforcement de capacités des acteurs qui bénéficient des Infrastructures économiques et marchandes (Iem) mises en place. Pour Symphorien Misségbétché, Maire de la commune de Zagnanando et président du Ccic Zou, «ACMA2 s’il n’existait pas, il fallait la créer pour sortir les producteurs des tracasseries  douanières tarifaires et non tarifaires». Nous devons, fait-il savoir, remercier ACMA2 à travers ses partenaires (IFDC, CARE, KIT et l’Ambassade du Royaume des Pays-Bas, Ndlr) qui ont vu juste en donnant les outils nécessaires aux producteurs quitte à les aider à exporter leurs productions sur le grand marché du Nigéria. Des propos que va renchérir Adélaïde Laourou  membre ST/Ccic/Collines. A l’entendre, ACMA2  permet à présent de maîtriser le fonctionnement du transport. «Nous avons le défi d’aller à une production de qualité et en quantité suffisante répondant aux normes en vigueur dans la CEDEAO», confie-t-elle. «Finies les nombreuses tracasseries routières et douanières auxquelles sont soumis nos producteurs», estime de son côté Raymond Fafoumi, 1er Adjoint au maire de la commune d’Ifangni et Président Ccic/Ouémé-Plateau.

Bertin AMANONGBE

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