• 20/08/2019
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FABRICE Z. AVOCEVOU AU SUJET DE LA SPÉCIALISATION EN JOURNALISME ENVIRONNEMENTAL À L’ÈRE DU NUMÉRIQUE.

La spécialisation en journalisme à l’ère du numérique est important pour tout journaliste exerçant le métier. Mais au-delà de cette spécialisation, les journalistes spécialistes ont des exigences vis à vis du domaine en question. Pour en savoir plus sur la question, nous avons jugé utile d’avoir recours à votre qualité de journaliste environnementaliste afin d’éclaircir nos lecteurs sur le sujet.

Que peut-on comprendre par spécialisation en journalisme environnemental?

La spécialisation en journalisme environnemental n’est rien d’autre que la formation des journalistes en environnement ;  capables de traiter les sujets liés à l’environnement.

Quelles sont les exigences d’un journaliste environnementaliste ?

Elles sont nombreuses. Le journaliste environnementaliste doit avant tout maîtriser les questions liées à l’environnement. Ce qui veut dire qu’il doit beaucoup se documenter et lire aussi beaucoup (avoir un bon bagage intellectuel et culturel). Il doit être de bonne moralité (avoir un esprit curieux et ouvert) pour sensibiliser à l’environnement le public avec lequel il se trouve quotidiennement en rapport et être capable d’apporter une contribution importante à l’éducation à l’environnement  pour le grand nombre. Le journaliste environnementaliste doit aussi renforcer son esprit critique en développant une approche globale pour l’environnement et avoir des aptitudes relationnelles tout en maîtrisant  les outils numériques en perpétuelle évolution.

Quelles sont les spécificités et aptitudes de la pratique du journalisme environnemental ?

Le journaliste spécialisé en environnement doit aimer approfondir ses connaissances pour trouver les informations vraies. Se documenter et en lisant beaucoup. Ce qui le distingue des journalistes généralistes par son envie de connaître plus sûr que ce qui était dit. Il doit savoir comment vulgariser des informations techniques à un large public, savoir comment sensibiliser les lecteurs des dangers qui guettent l’environnement tout en restant neutre. En d’autres termes le journaliste spécialisé doit avoir un style journalistique  compréhensible par le plus grand nombre de lecteurs pour véhiculer l’information tout en faisant ressortir l’essentiel en allant tout droit au but.  Pour finir il doit être patient et avoir l’esprit attentif.

Quelles sont alors les contraintes en journalisme environnemental ?

Couvrir les sujets environnementaux est l’un des exercices les plus périlleux du journalisme.   Bon nombre de journalistes  environnementalistes s’exposent aujourd’hui à  un risque accru de violence, de menaces,  d’agression, de meurtre, de stress, de poursuites judiciaires ou de harcèlement dans l’exercice de leur mission. La plupart d’entre eux survit, mais  beaucoup subissent de graves traumatismes qui affectent profondément leur carrière.

Votre message à l’endroit des journalistes généralistes ?

Juste leur dire qu’il est temps de se spécialiser dans un domaine afin de repenser le métier  sous un angle déontologique pour produire un travail d’utilité publique voire sociale. Car, la généralisation en journalisme est un fléau qui aliène le métier.

Propos recueillis par : Paulin AGANGNI

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