• 20/08/2019
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PERENNISER LA FÊTE DU 15 AOUT À TRAVERS UNE CULTURE INTELLIGENTE DE L’IGNAME

Dans la commune de Savalou, la culture d’igname a une valeur historique, culturelle et cultuelle. Cela a valu l’initiative de la fête de l’igname organisée chaque 15 Août. Mais, la production de ce tubercule est fortement dépendante des conditions climatiques qui connaissent cependant une forte variation.

D’ailleurs, tout le Bénin étant marqué par des irrégularités pluviométriques saisonnières caractérisées par des déficits hydriques suivis d’une diminution du nombre d’événements pluvieux. Cette situation climatique affecte de multiples secteurs d’activité, notamment l’agriculture dans la commune de Savalou.

Ainsi, outre le déficit pluviométrique et les températures extrêmes (1,6 °C) qui constituent les contraintes majeures auxquelles sont exposées le plus, les variétés Gangni et Laboko, la baisse de l’humidité relative (+15%) vient en troisième position entrave la production de l’igname par l’inondation des champs d’igname.

De surcroît, le pourrissement des tubercules sous l’effet du choc thermique, la fanaison des feuilles empêchant les stomates de faire respirer la plante d’igname, favorise ainsi la multiplication des insectes dangereux à la production de l’igname.

A cet effet, les producteurs ont adoptés des stratégies. Ces stratégies endogènes développées par les producteurs pour faire face à cette situation climatique, consiste à valoriser les bas-fonds au profit de certaines variétés d’igname Laboko (dioscorea alata), Gangni (dioscorea cayenensis), déplacer la période de buttage de décembre à janvier, orienter les semenceaux vers l’ouest dans les buttes, abandonner certaines méthodes de stockage (stockage en tas à même le sol au champ et conservation en butte sans récolte des tubercules).

Article 1 Climat et Igname de Megan Valère SOSSOU

Megan Valère SOSSOU

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