• 28/02/2020
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La fermeture des frontières nigérianes: Une grande opportunité pour les aviculteurs béninois

Pendant que les producteurs de tomate, d’ananas et de l’huile de palme et autres acteurs agricoles souffrent  de la fermeture des frontières nigérianes, les aviculteurs béninois notamment les producteurs d’œufs de consommation quant à eux, font de bonnes affaires.

Si la réexportation vers le Nigéria est interdite pour le poulet congelé, ce ne sera pas pour le marché béninois de 11 millions d’habitants que les importateurs vont passer les commandes. De ce fait, la voie semble bien ouverte pour les aviculteurs béninois.

Selon les indiscrétions, depuis la cessation d’activité du groupe Cajaf Comon la demande en produits avicoles locaux augmente peu à peu. La nature ayant horreur du vide, celle-ci  se comble peu à peu avec l’offre de la production locale, car les poulets congelés importés ont connu hausse légère de prix  sur le marché. Le malheur des uns fait le bonheur des autres.

Cerise sur le gâteau, il s’agit maintenant de la  fermeture des frontières. Elle est intervenue depuis le 20 août 2019. Et, si cette situation perdurait, cela ferait  renaître à coup sûr la filière avicole. Pour preuve, les annonces de demande en poulets chair locaux s’enregistrent déjà sur les plateformes de promotion agricole. Ce qui augure d’un bon signe pour le développement de ce secteur.

 Les défis de l’interprofession

« Accroître la production pour combler le déficit national d’environ 40 % et prendre une part de 10 à 20 % des réexportations vers les pays de la sous-région, particulièrement le Nigeria d’ici l’an 2022, avec comme challenge de passer de 15 000 à 30 000 tonnes d’œufs et de 18 000 à 50 000 tonnes de viande par an d’ici 2021 ». Tels sont les défis majeurs qu’entend relever l’Interprofession de l’aviculture du Bénin (Iab) pour le rayonnement de ce secteur d’activité. Cela passe entre autres par le développement de services économiques à l’endroit des professionnels de différentes chaînes de valeur, le plaidoyer et la bataille pour une inversion de la courbe d’importation des viandes congelées en faveur de la production nationale.

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