• 12/12/2019
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Acma2/Accès au marché: 12 Infrastructures marchandes, en construction dans les collines

La deuxième phase du programme Approche communale pour le Marché agricole au Bénin (Acma 2) s’est fixée comme objectif de contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations. Ceci, à travers l’accroissement des revenus agricoles des acteurs économiques. Cette phase met un accent particulier sur la facilitation de l’accès au marché. A cet effet, « 12 Infrastructures et équipements marchands (Iem) sont en construction dans le département des collines ». C’est ce que nous renseigne Henri Sèglé au cours de cette interview. Lisez donc.

Zoom Agro : Henri Sèglé, vous êtes ingénieur de conception en génie civile et spécialiste infrastructures et équipements à Acma2. S’il vous est demandé de faire le point des infrastructures réalisées par le programme, que répondrez-vous ?

Henri Sèglé : Au cours de la première phase, le programme a réalisé 13 Infrastructures et équipements marchands dans les départements du Plateau, de l’Ouémé et du Zou. En plus de ceux-ci, il a aidé les membres du groupement Mèdjlo à Dassa et Ouinhi, pour la construction d’une unité de transformation de manioc en ses dérivés et une unité de fumage et de séchage de poisson à Avrankou au profit du groupement Gbénonkpo. La phase 2 du programme a étendu ses activités dans le département des collines. Elle prévoit pour les six communes de ce département douze (12) Infrastructures marchandes : A Savalou, c’est un parc à gari avec magasin de stockage de 500 tonnes de gari et un magasin polyvalent de 200 tonnes de soja/maïs à Lema qui sont en construction. Trois unités modernes de transformation du manioc dont deux à Bantè et un à Dassa-Zoumè sont prévues. Toujours à Dassa-Zoumè, un aménagement hydroagricole de 19 hectares pour la production du piment est en chantier. Deux magasins de stockage de 100 tonnes de soja sont en réalisation à Glazoué. A Ouèssè, il y aura un magasin de stockage de 400 tonnes pour le maïs et le gari et une unité moderne de transformation du manioc en gari. Savè bénéficiera aussi de deux magasins d’une capacité de stockage de 200 tonnes chacun avec hangars de vente pour le soja et le maïs.

Pourquoi un parc à gari à Savalou ?

La commune de Savalou est reconnue comme une commune où il y a une forte production de gari. Et les producteurs ne disposent pas d’entrepôts. On constate aussi que les commerçantes n’ont pas des endroits adéquats pour la vente de ce produit. Alors, pour aider ces acteurs, le programme a voulu les accompagner sur leur demande bien sûr en construisant le parc à gari. Ce chef d’œuvre est au bord de la voie et fait face au nouveau stade en construction à Savalou. Cette zone a été choisi pour rapprocher l’infrastructure des producteurs. Car, la forte production de manioc se retrouve dans la zone. Aussi, c’est pour permettre aux producteurs de conquérir le marché du Togo dont la frontière se trouve à environ quelques dizaines de kilomètres.

Le coût des infrastructures

Les 13 infrastructures construites au cours de la première phase y compris les travaux confortatifs plus les deux unités de transformation sont revenues à plus de deux milliards de francs CFA. Par contre, les 12 autres infrastructures en cours de réalisation dans les Collines coûtent 1 224 589 126 FCFA.

Délai de livraison des Iem de Acma2

Le délai de livraison est de 4 mois. Les travaux ont démarré le 12 août 2019. Et le dernier délai accordé aux entreprises est le 30 novembre. Et nous sommes rigoureux sur le délai de livraison. Ce qui projette la réception du site pour mi-décembre.

Les bénéficiaires

Les premiers bénéficiaires sont les communes. Les infrastructures sont des patrimoines des Mairies ou elles sont érigées. Mais la gestion sera déléguée aux acteurs des PEA concernées.

Mot de la fin

Il faut noter fondamentalement que ces Iem sont l’expression des acteurs à la base. Ce qui importe pour le programme c’est la gestion durable des Infrastructures et équipements marchands. La qualité des travaux impacte aussi la gestion durable. Ce qui a été pris au sérieux. De plus, les plans d’affaires de gestion ont été rédigés, des techniciens sont recrutés et appuient les bénéficiaires pour la mise en œuvre. Bref, tous les moyens ont été mis à contribution pour parvenir à ce résultat.

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