• 12/12/2019
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Agriculture : Non à l’Upov 1991, de nouveau Jinukun alerte sur ses conséquences

Nul n’a le droit d’utiliser les aliments comme armes contre les peuples.

Faire comprendre aux parties prenantes ce qu’est l’Union internationale pour la protection des obtentions végétales (Upov 1991) et ses conséquences sur le patrimoine semencier du Bénin. C’est le point crucial des deux ateliers conjoints organisés par le Réseau national pour une gestion durable des ressources génétiques (Jinukun) les 21 et 22 novembre 2019 au Codiam à Cotonou.

 Il s’agit d’une part de faire l’historique des différentes luttes menées depuis l’introduction de la loi portant l’adhésion du Bénin à l’Upov 1991 à l’assemblée et d’autre part de ressortir les pièges contenus dans le texte de la convention Upov 1991. Ainsi, le premier atelier a réuni des membres de la Convergence globale des luttes pour la terre , l’eau et les semences paysannes en Afrique de l’ouest (Cglte-oa), des paysans leaders, des acteurs des médias de proximité, les représentants des associations de consommateurs. En ce qui concerne le second, il est réservé spécialement aux femmes paysannes.

Entre autres résultats attendus, les organisateurs comptent se remobiliser pour mieux participer à la défense du patrimoine semencier béninois. De ce fait, les communications ont porté sur l’historique des différentes luttes menées dans le cadre de l’Upov 1991 jusqu’à ce jour ; les réglementations et la situation actuelle des semences au bénin ; le texte de la convention et ses pièges face à la souveraineté alimentaire et l’exclusion des agriculteurs paysans.

Lidwine Baloitcha au cours de l’atelier

Pour Lidwine Baloitcha, la raison de notre présence ici, « est la défense du patrimoine semencier du Bénin ». D’aucuns croiraient que la lutte est perdue d’avance puisque le parlement est composé des partis politiques majoritairement acquis à la cause de l’exécutif, fait-elle savoir.  Néanmoins, « notre stratégie est d’expliquer patiemment et sans animosité comme nous savons le faire, nos points de vue, avec le souci de leur apporter nos éclairages et laisser faire le choc des idées » informe-t-elle pour finir.

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