• 25/02/2020
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Sécurité alimentaire des ménages urbains: Le jardin potager, une alternative ; le témoignage de Rébecca Kindo

Moins répandus que les jardins d’agrément, les jardins potagers valent leur pesant d’or. Quelques minutes dans l’univers de Rébecca Kindo, jeune dame passionnée de  la verdure pour s’en convaincre. Reportage… 

18h à Yénadjro, commune d’Abomey Calavi. Heure choisie par Rébecca pour arroser son potager et vérifier par la même occasion si tout va bien. Revenue à peine des cours, elle troque son uniforme et son sac contre une robe simple, des sandales et son arrosoir.  « Pour moi, rien de mieux que la nature pour me détendre après une longue journée de cours. C’est tout comme une routine quotidienne », affirme-t-elle. Pourtant, il y a encore 5 ans, elle aurait préféré prendre une douche, manger, surfer sur internet et dormir. Aujourd’hui, elle a un jardin potager et passe son temps à en prendre soin.

Étendu sur une superficie de 50m2 environ, elle y cultive la tomate, le piment, la citronnelle, du vernonia communément appelé ‘’ amanvivè’’ (langue locale Fon), du crincrin, du gombo et le basilic. Tout ceci, pour la consommation domestique

 « Ce n’était pas facile au début »…

A la question de savoir pourquoi elle a décidé d’avoir son jardin potager, elle déclare : « Quand j’étais petite, j’avais accompagné ma mère au marché une fois, et j’ai vu beaucoup de tomates pourries et certaines femmes se ruaient vers cette qualité de tomate. Alors, j’ai dit à ma mère qu’un jour, elle n’aurait plus besoin de tout acheter au marché. C’est seulement quand j’étais en classe de 1ère, après avoir souffert de la fièvre typhoïde, que je me suis vraiment lancée dans ce projet », souligne Rébecca. Décidée, elle ne  ménagera aucun effort pour réussir dans son initiative de jardinage. « Il est vrai qu’au début ce n’était pas facile.

D’ailleurs, mes frères et mon père ne me soutenaient pas. Tout d’abord, j’ai eu du mal à trouver certaines graines ou leurs plants. C’est grâce à ma maman que j’ai pu m’en procurer à moindre coût. Il restait le terreau ou le composte et l’aménagement du petit coin que j’avais repéré dans notre maison. Bien que l’endroit ne soit pas assez grand, j’ai réussi à y mettre les semences de tomate, piment, crincrin et gombo, puis à mettre en terre quelques plants de mon ‘’amanvivè’’. Quant aux plants de basilic et de citronnelle, je les ai repiqués dans un pot rempli au préalable de terreau. Après cette étape, j’ai juste arrosé les plants et les semences », précise-t-elle. Et depuis, elle repoussera les limites. A l’allure déterminée, et pour bien comprendre l’évolution de son jardin potager, Rébecca Kindo n’a pas hésité à faire des recherches sur internet.

« Le jardinage, c’est comme les mathématiques »

Bien que les premiers mois aient été, à la limite, catastrophiques pour défaut d’expérience, elle a su apprendre de ses erreurs. « Au fil du temps, j’ai fini par comprendre que le jardinage, c’est comme les mathématiques. Il faut suivre les règles, les appliquer et notamment, il faut y ajouter une dose de passion afin de ne pas se décourager. Ainsi, il ne vous reste plus qu’à vous mettre à planter vos propres tomates, cuisiner vos propres légumes et à les déguster », fait-elle savoir. Cela va sans  dire, il est temps de retourner aux sources pour une alimentation saine et équilibrée. Notre sécurité alimentaire et nutritionnelle en dépend.

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4 comments

  1. […] du Bénin ? Je suis ambitieuse. Je pense faire la production végétale, animale, mais aussi de la transformation agroalimentaire parce que l’agronomie c’est aussi cela […]

    • ZOOM AGRO dit :

      merci de vous abonner à notre boite de notification pour être informé de l’actualité agricole en temps réel

  2. Adéchina dit :

    L’article sur la sécurité alimentaire était Passionnant. Il incite d’ailleurs à se lancer sois même dans le monde agricole pour assurer sa sécurité alimentaire. Merci

    • ZOOM AGRO dit :

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