• 28/02/2020
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Fabrice Z. Avocevou à propos de la pollution numérique: « Le numérique émet 4 % des gaz à effet de serre du monde »

Les avantages du numérique dans tous les domaines d’activités ne sont plus des secrets. Cependant, la face négative d’un tel bien sur l’environnement n’est pas négligeable. Fabrice Z. Avocevou journaliste environnementaliste, nous élucide le fait et propose quelques moyens pour réduire cette forme de pollution.

Quand parle-t-on de la pollution numérique ?

On parle de la « pollution numérique » lorsqu’il s’agit exclusivement des conséquences négatives de l’utilisation des Technologies de l’information et de la communication (Tic) tels que les portables, les tablettes, les smartphones, les serveurs, les infrastructures de réseaux divers et des écrans et j’en passe. En d’autres termes, il s’agit ici des impacts qui ressortent de leur bilan environnemental.

Parlez-nous de ces conséquences

En ce qui concerne les conséquences, on note généralement le rejet du gaz à effet de serre, l’utilisation d’importantes quantités d’eau. En ce qui concerne, les systèmes de refroidissement, des millions de tonnes de déchets électroniques non recyclables et l’utilisation de matières premières non renouvelables. Retenez que ces conséquences sont plus remarquées lors de l’utilisation. Car selon le groupe de réflexion The Shift Project, en 2019 le numérique à lui émet 4 % des gaz à effet de serre du monde ; sa consommation énergétique s’accroit de 9 % par an, qui se répartit en 55 % pour l’usage du numérique et 45 % pour la production des équipements. La vidéo en ligne génère 60 % des flux de données mondiaux et plus de 300 millions de tonnes de CO2 par an, soit 20 % du total des émissions de gaz à effet de serre dû au numérique.

Quelles sont les approches de solution pour parvenir à une réduction des conséquences au niveau des utilisateurs ?

            Il faut surtout limiter la consommation de ces appareils en les éteignant lorsqu’ils ne sont pas utilisés et mettre en place des centres de données qui n’utilisent que de l’énergie renouvelable. Je conseillerais aussi de limiter les impressions sur papier et améliorer le recyclage des appareils numériques en fin de vie. Pour ceux qui font des activités en ligne, il est nécessaire de désactiver les notifications, trier et supprimer au fur et à mesure les mails inutiles. Sinon ils seront stockés sur un serveur. Ce qui émet environ une vingtaine de grammes à effet de serre par jour. Aussi, il faut utiliser du matériel qui nécessite moins d’énergie et enfin éteindre son écran et son ordinateur en quittant le bureau.

Que doit-on faire pour que le public ou les utilisateurs Tic soient informés ?

Il faut tout simplement des sensibilisations sur sensibilisation afin d’attirer l’attention des utilisateurs des conséquences liées au numérique sur l’environnement. Et, pour ce faire, les médias ont un grand rôle à jouer.

Votre mot de la fin

La réduction des conséquences négatives du numérique est d’une grande importance en ce sens que pour les humains, elle facilitera une réduction non seulement des effets négatifs de l’émission d’ondes électromagnétiques, mais aussi des émissions du CO2. Aussi, cela permettra de protéger et de sauvegarder l’environnement dans lequel l’homme se trouve. Car son avenir en dépend.

Propos recueillis par Sonia M. Djakpa

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