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Noix de cajou brute : Beaucoup d’importateurs refusent de passer commande

Cette semaine encore, la demande est restée relativement modérée pour l’amande de cajou sur le marché international. Dans ces conditions, certains transformateurs asiatiques ont à nouveau légèrement diminué les prix proposés pour les ventes spots (à court terme). Les contrats sur le plus long terme (forward) se font toujours à des prix plus hauts en raison des incertitudes qui pèsent sur l’approvisionnement en noix de cajou brute des usines asiatiques sur la deuxième moitié de l’année.

La demande en noix de cajou brute est modérée. Beaucoup d’importateurs/transformateurs vietnamiens ont réduits leurs commandes et refusent de passer commande pour des outturn inférieurs à 47lbs malgré le fait que ces outturn sont devenus très rares en dehors de la région Sénégal/Gambie/Guinée-Bissau. Mais la plus forte présence des importateurs indiens a en partie compensé la faiblesse de la demande vietnamienne et permet aux prix de rester relativement stables.

Le marché de l’amande de cajou comme de la noix brute est marqué par un léger ralentissement. Beaucoup d’acteurs attendent de voir à quelle vitesse les flux de noix de cajou brute africaine vont atteindre l’Asie et si des problèmes d’approvisionnement vont se poser ou non avant de prendre de nouveaux engagements. Seule la demande pour les noix brutes de haute qualité de la zone Guinée-Bissau/Sénégal/Gambie reste assez forte. Enfin, les problèmes de financement restent un frein important à la dynamique d’achat aux producteurs et d’exportations des noix de cajou brute.

CAJOU BRUTE

D’après certaines informations qui circulent chez les exportateurs, la Côte d’Ivoire n’aura exporté à la fin de ce mois qu’un peu plus de 200 000 tonnes depuis le début de la campagne (soit autour de 80 000 tonnes exportées en mai) malgré le fait que les producteurs auraient déjà vendu autour de 500 000 tonnes (+/- 66% de la production attendue). Cette situation est d’autant plus surprenante que les sorties de noix de cajou brute ivoirienne par le Ghana ont été très limitées cette année. Nous aurons plus de détails sur ces informations la semaine prochaine mais si ces informations sont confirmées, on comprend bien que les exportateurs ivoiriens ont clairement utilisé toutes leurs capacités de financement pour l’achat de noix brute et ont besoin de recevoir les paiements des lots en cours d’exportation pour pouvoir continuer leurs activités.

Dans ce contexte, nous continuons de penser que l’approvisionnement des usines asiatiques au cours des prochains mois risque d’être compliqué et qu’un conséquence l’offre d’amande de cajou sur la deuxième moitié de l’année risque de se réduire. Un gros acteur de l’importation de noix de cajou aux USA a indiqué cette semaine une baisse de la demande de ses clients mais pour l’instant il n’est pas évident de savoir si cette situation est particulière ou bien généralisée. En Europe où nous avons de meilleure source d’information, la demande semble être revenue à la normale après le pic de consommation de mars/avril mais jusqu’à présent rien ne semble indiquer une baisse de la demande.

SOURCE : N’KALO

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3 comments

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  2. […] offre des prix plutôt dans le bas des fourchettes pour des exportations immédiates. Les flux de noix brute au niveau des ports africains vers l’Asie restent relativement lents avec beaucoup […]

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