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Cajou : « Le coronavirus n’a pas impacté la demande, ni la production mais la chaîne d’approvisionnement », Jim Fitzpatrick

La Covid-19 a troublé de diverses manières de nombreux marchés de matières premières. Pour ce qui concerne le marché de la noix de cajou, « le coronavirus n’a pas impacté la demande, ni la production mais la chaîne d’approvisionnement ». C’est ce qui ressort des propos de Jim Fitzpatrick, expert mondial de la noix de cajou, lors du iForum organisé le 10 juin par l’Alliance pour le cajou africain (Aca). Pour ce dernier, les importations ont été croissantes durant ce premier semestre 2020, malgré le confinement.

Un entrepôt presque vide de cacao, au port d’Abidjan, le 15 avril. YOUENN GOURLAY SOURCE: LE MONDE

Cette hausse va au-delà des achats de panique suite à la pandémie. Elle est le reflet et la poursuite d’une tendance observée depuis trois ans, affirme-t-il. A titre d’exemple, illustre l’expert, les exportations d’amandes de janvier à avril 2020 ont progressé de plus 58% par rapport à la même période en 2019 pour le Vietnam, premier transformateur mondial avec à la clef environ 80% du volume international. De plus, la même tendance a été observée en Italie, un pays pourtant très touché par la pandémie du coronavirus. Jim Fitzpatrick estime les besoins d’importation en noix de cajou à environ 1,8 million de tonnes en 2020 juste pour les deux plus grands transformateurs mondiaux à savoir le Vietnam et l’Inde.

Cas de la Côte d’Ivoire

Seulement, malgré cette forte demande, dans certains magasins en Afrique de l’Ouest, les noix stagnent faute de leur convoiement à temps des champs vers le port et sous le poids des intempéries, risquent de prendre l’eau. Cette situation prévaut plus en Côte d’Ivoire premier exportateur mondial de cajou. Le marché de l’anacarde y reste toujours le même, peu actif avec un flux de commercialisation et d’exportation particulièrement lent. Ceci, quand bien même le confinement n’interdit pas le transport des marchandises.

« Seulement 270 000 tonnes ont été exportées, 300 à 400 000 tonnes seraient encore disponibles, dont 150 000 tonnes aux mains des producteurs. En Guinée Bissau, alors que la récolte est bonne autour de 200 000 tonnes, les mouvements sont très lents alors que les pluies s’approchent », rapporte le site d’information agricole Commoda Africa.

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PATRICE TALON GREEN NEWS

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