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Science : Historique de la recherche agricole au Bénin

Au Bénin, la recherche agricole joue un rôle déterminant dans le développement du secteur agricole. L’objectif visé par la recherche est de mettre à la disposition des acteurs de la promotion des filières agricoles cibles, les innovations technologiques adaptées et performantes en termes de productivité, de revenus monétaires et préservation de l’environnement (INRAB, 2006). Que dit l’histoire sur son origine.

 Créée en 1904, la station expérimentale de Niaouli était utilisée comme un Centre Agricole d’acclimatation des espèces exotiques utiles et recherchées par la métropole, notamment le caféier, le cacaoyer, le vanillier, le poivrier, le kolatier. Elle a ensuite abrité toutes les cultures tropicales et a constitué un centre de référence en Afrique de l’Ouest où les aspects de la production végétale, de la production animale et de l’économie rurale étaient embrassés (Arodokoun et al, 2004).

En 1952, un tournant décisif est amorcé par le Centre de Niaouli avec l’apparition au Dahomey d’une famine consécutive à la destruction quasi-totale des plantations de maïs provoquée par la rouille brune (Puccinia graminis ou Puccinia maydis). A cet effet, le gouvernement français avait chargé l’Office de la Recherche Scientifique et Technique Outre-mer (ORSTOM) d’entreprendre des recherches pour juguler le mal. Le programme de recherche sur les cultures vivrières, notamment le maïs, venait ainsi donc de connaître le jour avec la création des composites (In Djegui, 2008).

En 1922, les stations de recherches sur le palmier à huile à Pobè et le cocotier à Sèmè ont été créées également par l’ORSTOM. Leur gestion fut confiée à l’Institut de Recherche sur les Huiles et les Oléagineux (IRHO) à partir de 1946. Toutefois, il faut remarquer que le Dahomey avait connu sous le roi Guézo le développement de la culture du palmier à huile, c’est-à-dire bien avant la création de la première station de recherche (In Arodokoun, 2005).

En 1930, la recherche agricole au Bénin s’est enrichie d’une autre station. Il s’agit de celle d’Ina à 70 km au nord de Parakou, créée en tant que Ferme expérimentale spécialisée dans la culture attelée et la pré-multiplication des semences aux anciennes sociétés indigènes de prévoyance (SIP). Après avoir connu une interruption de ses activités à partir de 1936 pour cause de transformation en camp militaire pendant la 2ème guerre mondiale, elle a repris ses activités en 1952 en collaboration avec le Centre de Recherche Agronomique de Bambey au Sénégal. Les activités ont porté alors sur la sélection effectuée sur les cultures vivrières, les techniques culturales et la lutte anti-érosive en collaboration avec l’ORSTOM (In Djegui, 2008).

Mirlain M. BOSSOU (2009)

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