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ACMA2/Accès aux intrants et aux innovations agricoles : Moïse Adégnika fait le bilan de la mise en œuvre des Cpd et de l’Asia

Dans l’optique de faire un bilan des activités menées en 2020 en dépit de la crise sanitaire de la Covid-19, histoire de mieux se repositionner pour la dernière année de mise en œuvre du programme Approche communale pour le marché agricole (ACMA2), il a été organisé un atelier de capitalisation des acquis du domaine de résultat 1 dédié à l’accès aux intrants et aux innovations agricoles. A propos, Moïse Adégnika, responsable en charge, nous fait le point global des activités. Verbatim…

« Nous sommes ici à Bohicon à Majestic hôtel depuis trois jours, pour faire le bilan des activités des Champs pédagogiques de démonstration (Cpd), de l’Appui spécial à l’intensification agricole (Asia) et de la mise en œuvre du mécanisme d’accès aux intrants du Programme ACMA2.

Cet atelier a réuni nos partenaires de tous ordres. Nous avons les structures d’appui  à l’entrepreneuriat agricole (Africa Green Corporation SA (piment), UNPS-Bénin (Soja), ANaF-Bénin (Maïs), ABS (Mécanisme intrants) et ASPAIF ONG (Poisson)….Ndlr) sur lesquelles nous nous appuyons pour implémenter nos actions sur le terrain; les structures décentralisées du Ministère de l’agriculture de l’élevage et de la pêche : ATDA, DDAEP, DCAIFE ; les partenaires fournisseurs d’intrants : la SODECO et les organisations professionnelles agricoles bénéficiant de nos actions sur le terrain.

L’objectif est de capitaliser nos acquis au titre de 2020 et de construire sur ces acquis pour dégager les perspectives au titre de 2021.

Globalement, en termes de bilan, nous pouvons dire qu’en dépit des difficultés observées au titre de la saison, en l’occurrence, les difficultés relatives à la pluviométrie surtout en ce qui concerne la petite saison agricole de cette année, nos résultats sont globalement intéressants. Dans tous les cas, les producteurs qui ont bénéficié de nos options d’intensification agricole, sont contents parce qu’ils estiment que : n’eussent été ces options, les résultats auraient été catastrophiques pour eux. Comme cela a été le cas pour certains de leurs pairs qui n’ont pas eu la chance de bénéficier de nos appuis.

Qu’il vous souvienne que nous avons connu deux mois de sécheresse par endroits, sur une saison de trois mois à peine, ce qui a empêché les producteurs d’appliquer les bonnes pratiques et de respecter l’itinéraire technique. Ce qui s’est traduit naturellement par de mauvais rendements de production pour certaines cultures. Mais, en dépit de ça, les nôtres ont pu avoir une meilleure production par rapport à leurs pairs et s’en réjouissent.

Nous avons tiré les leçons. Les leçons apprises par rapport à toutes ces situations… et nous avons développé maintenant un plan d’action pour 2021 qui permet d’anticiper dans la mesure du possible, sur les difficultés qui ont été observées cette année.

Je peux dire que les objectifs de l’atelier ont été atteints. Le détail, c’est que 2021 sera théoriquement l’année de clôture du Programme ACMA2. Ce fut l’occasion…avec les partenaires pour que nous puissions nous entendre sur ce que nous pouvons faire dans le délai qui nous reste de façon objective et en toute conscience.

Voilà un peu, ce que je peux dire sur ces trois jours d’atelier que nous avions tenus à Bohicon ».

Moïse Adégnika

Propos recueillis par Valère Mégan/ le Rural et transcris par Anicet SEMASSA

Le domaine de résultat 1 dédié à l’accès aux intrants et aux innovations agricoles, a pour but, d’accompagner les acteurs des PEA pour une intensification de leurs systèmes de production afin de mieux répondre à la demande des produits pour le marché intérieur du Bénin ainsi que la demande en provenance du Nigéria et des autres pays limitrophes. Pour y parvenir, la stratégie adoptée depuis 2018, s’articule autour de trois volets : le renforcement de capacité des producteurs autour des Cpd ; l’Appui spécial à l’intensification agricole (Asia) ; et le mécanisme de facilitation de l’accès aux intrants.  L’année 2020 aura ainsi été celle de la mise à l’échelle des meilleures pratiques.

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