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ACMA2/Bilan du warrantage 2020 : 3 236 FCFA de bénéfice net gagné en moyenne par bidon de 25litres

ACMA2Bilan du warrantage 2020 3 236 FCFA de bénéfice net gagné en moyenne par bidon de 25litres

Le domaine d’activité « Accès au financement agricole » du Programme Approche communale pour le marché agricole ACMA2 a tenu du 26 au 28 janvier 2021 à Porto-Novo, l’atelier bilan du warrantage. L’objectif principal est d’accompagner d’une part, les bénéficiaires à évaluer la campagne de 2020 du warrantage de l’huile de palme et d’autre part, à planifier celle de 2021.

En somme, 334 tonnes d’huile de palme ont été warrantées au cours de l’année 2020 pour un coût total de vente de plus de 145 millions FCFA (145 117 533F FCFA). La marge nette de commercialisation est évaluée à 31 379 301 FCFA et un bénéfice net de 10 769 381 FCFA. Autrement, grâce au warrantage les producteurs d’huile de palme appuyés par le programme ACMA2 ont gagné en moyenne, un surplus de 3 236 FCFA par bidon après avoir enlevé toutes les charges y afférentes tels que :  le remboursement du crédit et intérêt, les frais de magasinages, etc. Ce résultat émane des actions de 411 acteurs dont 201 femmes et 72 jeunes des communes de Sakété, Pobè, Adja-Ouèrè, Ifangni (Plateau) ; Bonou, Missérété, Adjohoun (Ouémé) et de Ouinhi (Zou).  Un bilan satisfaisant pour Toussaint Yehouenou, Président des producteurs de palmier à huile de Bonou. Et pour cause, « la baisse du Naïra en 2019, avait occasionné des pertes. Ce qui a fait que nous n’avions pas eu beaucoup d’adhérents cette année ». Explique-t-il. Pour ce qui concerne sa commune, confie-t-il, l’huile de palme warranté était à 9000 FCfa sur le marché et il a été vendu progressivement à 10 800 ; 10 850, 11 000, 11 250, puis à 11 500 F Cfa, soit un prix moyen de 11 010F Cfa le bidon. Précise-t-il.

Quid de la pérennisation des acquis

La phase 2 du programme ACMA prend fin en novembre 2021. Et déjà, le Programme œuvre pour la pérennisation des acquis.  Pour ce qui concerne le warrantage, Rassidath Moustapha, spécialiste de ce volet au sein de ACMA2, estime qu’« on peut dire que les acteurs sont suffisamment aguerris pour continuer l’activité de warrantage sans le soutien de ACMA2 ». Ceci, même s’il y a des défis à relever, fait savoir-t-elle.  « La campagne 2020 nous a prouvé qu’il y a un engagement des acteurs, sans quoi, avec la perte observée en 2019, les producteurs pouvaient abandonner le mécanisme de warrantage. Mais cette difficulté n’a pas vraiment émoussé leurs ardeurs à continuer le warrantage et à obtenir de bons résultats. Aussi, on constate que les acteurs se sont bien approprié tout ce que le Programme leur a fourni en termes de renforcement de capacité par rapport à la question de la prise de décision de déstockage et de vente. Parce que, c’est la question cruciale qui les amène souvent à tomber dans le risque de la spéculation et à faire des mésaventures par rapport à la vente. Mais cette année, de façon spontanée, tous les PEA ont bien suivi le marché. Ce qui leur a permis d’écouler leurs produits même si le prix de l’huile a grimpé sur le marché par la suite pour atteindre 17 000F Cfa », poursuit-elle par ailleurs. 

Des défis…

« Les résultats obtenus jusque-là sont bons mais il reste beaucoup à faire, notamment par rapport à la mobilisation des acteurs et de l’offre. L’impact que nous avons eu avec la campagne 2020 montre qu’il y a encore beaucoup d’efforts à faire pour toucher un grand nombre d’acteurs surtout les petits dont les volumes de production ne dépassent pas 3 bidons pour qu’eux tous participent au mécanisme de warrantage afin que les infrastructures de stockage construites par le programme ACMA2 soit utilisées à pleine capacité », a laissé entendre Rassidath Moustapha.

L’autre défi qui ressort de cette campagne, selon ses propos, est la question de l’uniformisation des mesures. En effet, le constat est que les pertes qui ont été enregistrées cette année sont dues en grande partie à la non uniformisation des unités de mesure. Les acteurs stockent avec une unité de mesure (des bidons de 25litres), les commerçantes viennent acheter avec des bidons qui ont l’apparence de 25litres (l), mais contiennent en réalité 30l, 35l voire même 36l. Et ce travail, pense la spécialiste, n’est pas du ressort du programme ACMA2. « C’est le rôle du MAEP qui doit œuvrer pour l’uniformisation des mesures au plan national », soutient-elle.

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