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Bénin : Le baobab veut peser lourd dans l’économie nationale

Un atelier de partage et de formation des acteurs des chaînes de valeur des produits de baobab se déroule depuis ce jeudi 25 février 2021 à Natitingou. Pendant 48 heures, les résultats de recherche sur les chaînes de valeur du baobab Africain seront présentés ainsi que les actions de consolidation de la plateforme pour la repositionner dans l’économie nationale

Remarquable par sa longévité, sa taille et ses nombreuses vertus, le baobab Africain demeure l’une des espèces les plus menacées au Bénin. Seulement 412.000 individus sont dénombrés sur le territoire. Cette situation préoccupante était au cœur de l’atelier de partage et de formation des acteurs de la chaîne de valeurs des produits de baobab organisé par le projet BaoChain/CARP+. « La domestication du baobab est devenue urgente. Plusieurs recherches ont été menées pour accélérer ce processus, toutefois, plusieurs aspects sont toujours non élucidés. Or, aujourd’hui le marché local et mondial est florissant autour des produits du baobab. Il devient impératif de structurer et améliorer ses chaînes de valeur qui ont été jusqu’ici ignorées dans l’agenda national », a déclaré le Professeur Achille Assogbadjo, Coordonnateur du Projet.

L’enjeu de ce projet financé par RUFORUM est donc d’aboutir à des chaînes de valeur compétitives pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Bénin. Et pour y arriver, le Laboratoire d’Ecologie Appliquée (LEA), le Laboratoire de Biomathématiques et d’Estimations Forestières (LABEF), le Laboratoire des Sciences Alimentaires (LSA), la Fondation de l’UAC, et deux lycées techniques agricoles (Sékou et Natitingou) ont été mis à contribution. Au nombre des techniques dévoilées à cet atelier, celle du greffage a retenu l’attention de beaucoup d’acteurs.  « En cinq ans, c’est possible de commencer par récolter des fruits de baobab, au lieu de 20 ans ou plus. Sur un même pied, vous pouvez appliquer plusieurs greffons.

Par exemple, si vous identifiez trois arbres qui présentent de très bonnes caractéristiques, vous pouvez les reproduire sur un même individu. C’est magique. Le reste des expériences va se poursuivre », a expliqué Dr Valère Salako, chercheur au LABEF.  Des démonstrations pratiques ont été faites au lycée agricole de Natitingou. En procédant à l’ouverture de l’atelier, Honorat Bossou, Représentant du Directeur Départemental de l’enseignement secondaire, technique et de la formation professionnelle a mis l’accent sur les atouts du développement de la filière baobab pour l’économie nationale.

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PATRICE TALON GREEN NEWS

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