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Tournée de reddition de compte du Président Talon: La compilation de ses propos liés à l’agriculture

Le Président du Bénin, Patrice Talon, a traversé monts et vallées pour parcourir les 77 communes du Bénin. L’objectif de ce périple entamé le 12 décembre 2020 est de rencontrer la population pour lui présenter le bilan de son quinquennat passé à la tête du Pays. Au cours de cet exercice de redition de compte, le bilan des réalisations du Programme d’action du gouvernement (Pag) a été fait. Des promesses, il y en a eu également. A cet effet, votre web journal de l’actualité agricole au Bénin vous propose celles relatives à l’agriculture dont voici la compilation.

Toviklin : Faire du Bénin la première plateforme agricole en l’Afrique de l’Ouest

C’est à Toviklin, une commune située au Sud-ouest du Bénin que le Président Patrice Talon a affiché lundi 23 novembre 2020 ses nouvelles ambitions au profit de l’agriculture au Bénin. En effet l’homme de la Rupture s’est engagé à faire du Bénin la première plateforme agricole en l’Afrique de l’Ouest. Le Président Patrice Talon dans sa présentation des performances réalisées depuis 2016, a pris l’engagement de faire du Bénin une puissance agricole. « Les actions qui sont en cours vont nous amener à devenir le premier producteur agricole de la sous-région », a-t-il confié

Le Chef de l’État béninois, en remerciant les acteurs agricoles pour les efforts fournis, a affirmé qu’il ne verse pas dans des promesses électorales vu qu’il est en fin de quinquennat. « Ce n’est pas une promesse, c’est un programme », a-t-il martelé. « Nous avons démarré à grande échelle un plan de mécanisation agricole. Le programme qui est en cours est d’amener très vite nos producteurs vers la mécanisation agricole. D’ici 4 à 5 ans puisqu’il faut du temps, nous allons réussir à moderniser notre agriculture », a ajouté Patrice Talon.

Bassila : Le bassin par excellence du cajou au Bénin

“Bassila a une mine d’or” dixit le Président Patrice Talon. Sur la liste des communes parcourues lors de sa tournée dans le septentrion, le Président de la république a accordé une place de choix à la commune Bassila. Suite à la présentation du Maire des potentialités agricoles dont regorge la commune de Bassila qui excelle surtout dans la culture du soja, du maïs, et de l’anacarde, le Chef de l’Etat a saisi la balle au bond en affirmant vouloir faire de Bassila, le bassin par excellence du cajou au Bénin. “Bassila a une mine d’or : la terre sur laquelle on peut développer des plantations”, renchérit le Président Talon. Il profite pour annoncer qu’un vaste programme axé sur le développement de l’anacarde est en cours d’élaboration. A cet effet, confie-t-il, le gouvernement a déjà mené une étude d’identification de plus de 300 ha.

Les actions sont assez avancées pour rendre ce programme concret, explique le Président de la République qui annonce que des discussions auront lieu très prochainement avec le conseil communal de Bassila et les propriétaires terriens. Il garantit que l’Etat s’impliquera personnellement dans ledit programme mais entend tout faire dans l’intérêt de la communauté et le respect des droits individuels. L’objectif est de faire du Bénin, le premier pôle de production de cajou dans la sous-région avec Bassila comme point de départ. Les travaux préliminaires sont déjà effectués, rassure le Président. Bassila, dans la dynamique d’un Bénin nouveau, dispose des potentialités qui donnent l’espoir que l’ambition de sortir le Bénin de la pauvreté est réalisable.

Péhunco : Pour des aménagements hydro-agricoles 

La commune de Péhunco se veut l’une des meilleures en production cotonnière. Au niveau de la production vivrière (maïs, pomme de terre…) Péhunco est également présente et s’engage à mieux faire tant qu’il pourra compter sur son sol. Toutefois, les besoins des populations de Péhunco sont multiples. L’attente des femmes de la commune, notamment les transformatrices n’est toujours pas comblée en ce qui concerne le microcrédit Alafia sur lequel elles mettent tout leur espoir pour la relance de leurs activités économiques. Pendant ce temps, les producteurs souhaitent l’amélioration de la mécanisation agricole, la subvention des tracteurs et des engrais. Ils espèrent également la renaissance de la fromagerie de Péhunco, l’érection des barrages en vue de faciliter le maraîchage, l’agriculture et la pisciculture.

Kérou et Kouandé : Des digues comme moyen de restauration des sols 

Talon à Kérou et à Kouandé, autres forteresses du coton, 1er produit d’exportation du Bénin. Là, la toute première doléance des populations est l’aménagement et le bitumage de la route inter Etat N°8 car la région est difficile d’accès et la plupart de ses voies sont impraticables. Les inondations, conséquence de la crue des cours d’eau avec leurs corollaires ont été abordées.

Prenant la parole le Chef de l’Etat a rassuré que la route du Coton Banikoara-Kérou-Péhunco-Djougou est déjà en cours. Dans ses explications, il a précisé que les financements étant bouclés, la sélection des entreprises adjudicataires a eu lieu et ainsi le démarrage effectif du chantier est pour très bientôt.

Le Président a annoncé deux grands projets sous le regard admiratif du public. Il s’agit de l’aménagement des vallées et l’érection de digues en vue d’amorcer le développement des terres agricoles. Le Chef de l’Etat a reconnu que les cours d’eau représentent une richesse, ils constituent également un danger quand on ne fait pas ce qu’il faut. Le programme travaillera à inscrire dans les études les bras du Mékrou qui alimentent Kérou. “Les investissements sont mobilisés pour inverser le cours des choses dans ce domaine”, a indiqué le président.

I dam kooman Banikoara té mon ! Bienvenue à Banikoara 

Elle garde la tête du peloton dans le classement des communes où on cultive le coton au Bénin.  Des constats faits, il ressort que Banikoara manque de beaucoup de chose alors que l’économie du Bénin repose essentiellement sur l’agriculture et Banikoara se place en tête en matière de production agricole. Pour le Président Patrice Talon la fin du mandat qui se pointe à l’horizon ne doit pas faire croire à une impossibilité de la poursuite des actions. Il soutient que de nombreuses actions sont planifiées et prendront corps. “Chacun peut être sûr que ce qu’il n’a pas obtenu, il l’aura. N’ayez crainte ! Banikoara va rattraper son retard. Banikoara aura ce qui lui est dû pour son rang de premier de la classe”, a-t-il signifié. 

Pour le renforcement des performances agricoles de cette commune, les associations de développement souhaitent un accompagnement. A ce niveau, le Chef de l’Etat apaise. Selon ses dires, les démarches sont en cours avec la banque centrale pour que le volet du FNDA relatif à cet aspect connaisse une hausse. Toujours animé par son attachement à la commune de Banikoara, le Président Talon révèle son ambition de voir Banikoara devenir pionnière et pilote de la modernisation et de la mécanisation de l’agriculture béninoise. Pour y arriver, le gouvernement a investi 50 milliards FCFA dans l’acquisition de machines et équipements agricoles à céder à des prix subventionnés aux exploitations agricoles le tout accompagné d’un volet formation. Et c’est l’espoir d’une nouvelle ère pour Banikoara qui se dessine clairement.

Djidja : Vers la construction d’un lycée agricole

La quasi-impraticabilité des pistes rurales n’a jamais émoussé l’ardeur de ses producteurs qui sortent de terre, les meilleurs produits. Malheureusement, cet immense potentiel n’avait jamais été considéré auparavant. Conséquence, la commune est enclavée, la précarité y a pris siège et fait de Djidja l’une des communes les plus déshéritées du pays depuis des lustres. Mais bien heureusement, les radars du régime de la rupture ont repéré Djidja. Ces cinq dernières années, son sort s’est considérablement amélioré au grand bonheur de cette brave communauté. 

A l’occasion de sa tournée de reddition de comptes dans les communes, tout ce qui fait la mutation du grenier agricole du Zou a été rappelé au Président de la République, la population est aussi contente d’avoir pris une part importante dans la concrétisation des ambitions du gouvernement pour le secteur agricole. La commune souhaite tout de même un meilleur accompagnement et une professionnalisation des acteurs.

Et pour finir, la population a souhaité avoir sur son territoire une usine d’égrenage de coton pour recevoir les productions des communes comme Savalou, Bassila et Bantè. Le Maire de la commune en a aussi profité pour demander au Chef de l’Etat, la construction d’un lycée agricole.

 Ouinhi : le Fnda reste le catalyseur…

L’un des secteurs sur lesquels le gouvernement mise pour la relance de l’économie béninoise, c’est bien l’agriculture, en témoigne le Programme d’action du gouvernement (Pag Bénin révélé 2016-2021). Vouloir atteindre cette vision sans mettre les moyens conséquents à la disposition des producteurs serait comme envoyer des soldats au front sans armes, la bataille est d’avance perdue. L’un des freins à l’épanouissement du secteur agricole au Bénin est l’impossibilité pour une frange importante de producteurs d’avoir accès aux crédits agricoles pour booster leur production. Cet obstacle majeur est désormais levé par le gouvernement béninois qui, à la date du 29 juillet 2020 s’est engagé à mettre à la disposition du Guichet 3 du Fonds national de développement agricole (Fnda), un abondement de 100 milliards Fcfa dont une partie conséquente devra servir à concéder des crédits aux promoteurs agricoles et groupements d’intérêt économique opérant dans le secteur.      

Le lundi 30 novembre 2020, le Chef de l’Etat a profité d’une fine douceur matinale pour présenter aux populations de Ouinhi cette opportunité dont le Fnda reste le catalyseur. “Le FNDA a aujourd’hui les moyens pour aider les producteurs agricoles et même certains artisans à avoir des crédits” a indiqué le Chef de l’État.

Zogbodomey : Le bastion de la production de riz au Bénin

Toujours dans le département du Zou, voici le Chef de l’Etat dans la Commune de Zogbodomey, celle qui est reconnue pour son rôle dans l’équilibre climatique en raison de la présence de la plus grande forêt primaire du Bénin, la Forêt de la Lama.   

La Commune de Zogbodomey, au-delà de la forte culture du palmier à huile et de la production de ses dérivés, elle est également et surtout une terre de coopératives rizicoles. À ce titre, le Gouvernement du Président de la Rupture, envisage mettre en valeur la mitoyenneté de Zogbodomey avec le fleuve Zou, il prévoit exploiter ses potentialités pour accroître la production de riz au Bénin. À cet effet, un projet est en cours, celui de l’aménagement d’un important périmètre rizicole à Tangbédji, alimenté depuis le fleuve Zou, affluent de l’Ouémé, avec une superficie de 544,23 hectares, dont 490 utiles, substituées en 1483 parcelles pour 1483 producteurs et chef de ménage. Toute chose qui sera possible grâce au financement de la Banque Africaine de Développement (Bad) dans le cadre du Projet d’appui aux infrastructures agricoles dans la Vallée de l’Ouémé (Paia-Vo). Les sites ayant été remis en mai 2020 aux entreprises en charge par le Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, ce projet sera incessamment une réalité.

Covè : le besoin d’une usine de transformation de riz 

Ici comme partout, le Président de la République a noté les programmes dont a bénéficié la commune de Covè. Il a par ailleurs montré son ambition en martelant que ce qui se prépare pour les prochaines années est triplement plus grand que ce qui a été déjà fait. La preuve que notre pays fait de géants pas, est la renaissance de l’usine d’assemblage de machines agricoles, précise le Président Patrice Talon.

A travers l’allocution du Maire de Covè, il est à noter que grâce à l’aménagement de 100 ha de bas-fonds, fruit des projets Padma et Padam, Covè arrive en tête dans le département du Zou dans la production du riz et occupe la 3ème place au plan national. C’est fort de ces performances que le Maire a exprimé le besoin d’une usine de transformation. Occasion pour le Président Talon de tranquilliser les esprits. Pour lui, les années à venir sont pour les communes qui n’ont pas eu grand-chose. “Ce ne sont pas des promesses mais le fruit de la planification et de la programmation”, rassure-t-il. La question de l’aménagement rizicole dans la commune grâce au projet PAIAVO a été également abordée.

Kétou : L’Université Nationale d’Agriculture doit retrouver ses attributs 

Kétou est une zone agricole qui aspire à plus de tracteurs disponibles à moindre coût, Kétou voudrait avoir des pistes rurales en bon état et toutes les dispositions nécessaires pour pratiquer une agriculture autonome et ne plus souffrir des caprices liés à la pluviométrie. La première autorité communale de Kétou a d’abord présenté ses manques, ses préoccupations majeures qui sont notamment la relance de Dogo bis pour un barrage hydro-agricole. Elle a également étalé un plaidoyer en faveur de l’Université Nationale d’Agriculture de Kétou, dont le rectorat se retrouve à plus de 200km, son plus grand souhait est que ce haut lieu de savoir retrouve ses attributs pour ne pas finir comme un gros lycée technique ou une réplique des facultés de sciences agronomiques d’Abomey-Calavi ou de Parakou. Elle sollicite par ailleurs une attention particulière afin que cette université devienne une véritable école qui forme, appuie et équipe des techniciens.

Adja-Ouèrè : Sollicite l’appui aux paysans pour la diversification agricole

Adja-Ouèrè, un important grenier des vivriers. Le palmier à huile, le coton, la tomate, le maïs, le manioc ou encore le riz prospèrent aisément sur les sols d’Adja-Ouèrè. Grâce aux réformes du gouvernement, la production cotonnière y a connu une nouvelle relance ces dernières années dont les résultats sont déjà assez probants. Mais puisque tant qu’il y a à faire, il semblerait que rien n’est fait, le Maire Cyrille Adégbola est revenu avec insistance sur certains besoins dont prioritairement l’appui aux paysans pour la diversification agricole dans la commune.

Dangbo : la commune la plus impactée par le PAG ?

Le bon vent de la rupture a également soufflé sur Dangbo. Ici Presque tous les secteurs de la vie socioéconomique ont été positivement impactés. De l’agriculture à l’élevage en passant par la pêche, principales activités dans cette localité aucun secteur n’a été laissé pour compte. La preuve vivante de ces changements significatifs est le projet de l’aménagement de la rive gauche de la vallée de l’Ouémé qui est en cours actuellement.

Tori : 21 projets à financer par la FNDA témoigne le maire Rogatien Akouakou

Tori est le grenier du département de l’Atlantique pour le maraîchage et les produits bio. La commune profite d’abord des fruits de la réforme dans le secteur agricole. Le Fonds national pour le développement agricole (FNDA) a sélectionné Vingt-et-un projets dans la commune qui bénéficieront des financements, témoigne le maire Rogatien Akouakou. 

Allada : la renaissance de la filière palmier à huile

Très ému par le règlement de la crise des CAR et URCAR, Le Maire d’Allada a saisi l’occasion de la descente du Président de la République dans sa commune pour se réjouir de la renaissance de la filière palmier à huile. Dans son discours, il a bien aussi exprimé toute sa satisfaction de la valorisation de l’ananas avec la labellisation du pain de sucre.

Kpomassè : on espère la mise en service de l’usine de transformation de tomates 

Dans sa prise de parole, Le Président de la République a évoqué l’assainissement du Lac avec la destruction des engins inappropriés et interdits. Il a profité pour remercier les populations pour leur sens élevé de compréhension. Ensuite le Chef de l’Etat a confirmé que les diligences sont en cours pour le dragage du Lac, toute chose qui redonnera d’espoir à l’autre communauté riveraine d’Allada pour qui la pêche représente et demeure la principale activité. 

« Avoir un Lycée agricole ; disposer d’une usine de transformation de tomates ». Voilà les deux principaux souhaits des populations de la commune de Kpomassè qui d’une voix unanime ont profité du passage du Président Talon pour lui étaler leurs besoins. Elles ont bien raison car Kpomassè produit une importante partie de la tomate consommée au Bénin.

A l’issue de cette randonnée, le peuple béninois entend réitérer à nouveau sa confiance au chantre du Nouveau Départ pour l’atteinte des Objectifs Durables pour le Développement ODD3 « Eliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture »

Anicet SEMASSA & Joseph-Bonké DOTOU (Col)

SOURCE : WWW.GOURV.BJ                

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