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Bénin/Brigade de surveillance des plans d’eau : Pr Michel Boko « j’acclame des deux mains, mais… »

L’objectif visé est de relever les défis à la fois écologiques, socio-culturels et économiques dus à la dégradation des plans d’eau qui, jadis, fournissaient des ressources halieutiques à nos populations et d’autre part, proposer des mesures idoines en vue de leur assainissement et leur réhabilitation.  De ce fait, le gouvernement du Bénin a créé la Brigade de Surveillance des Plans d’eau. A l’occasion de la cérémonie de sortie de cette première promotion de ces brigadiers à la garnison de Ouidah, vendredi 14 mai 2021. Lisez à propos, l’opinion du Professeur Michel Boko.

« Brigade de surveillance des plans d’eau : j’acclame des deux mains. Mais on sait que la première cause de dépeuplement biologique de nos plans d’eau, c’est la pollution chimique et biologique due aux pratiques agricoles ? En tout cas, c’est ce que j’ai retenu de mes trois stages en gestion de l’environnement au Laboratoire d’Erken de l’Université d’Uppsala en Suède. Plusieurs thèses soutenues à l’EDP de l’UAC l’ont démontré. Je serais très heureux que cette brigade puisse verbaliser les paysans qui appliqueront des POPs et des engrais chimiques dans les bassins versants de nos cours d’eau. Ce ne serait qu’une application logique et conséquente du principe général de la GIRE. Pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Alors, j’acclamerai des deux pieds. Du courage, encore un effort ! »

Pr Michel Boko

la surveillance permanente des plans d’eau est une des meilleures stratégies de dissuasion du comportement illégal des hommes pour réussir des réformes et aboutir aux changements souhaités dans certaines situations

Gaston Cossi Dossouhoui

Les travaux réalisés au CIFRED et à l’EDP ont démontré que le foisonnement de la jacinthe d’eau dans nos plans d’eau est dû au surdosage des engrais chimiques dans leur bassin versant. Il a été aussi démontré que les métabolites des POPs détruisent les œufs des poissons. Les pratiques d’akadja et de barrage ne sont que la réponse paysanne au dépeuplement biologique des plans d’eau. Brigade de surveillance, oui, mais à déployer dans tous les bassins versants et non sur les plans d’eau qui ne sont que les réceptacles des pollutions agricoles. Le drame du lac Toho en est une illustration récente. La lagune côtière l’a connue il y a quelques années. Même le lac Nokoué aussi l’avait connue. Ne soyons pas amnésiques.

Pr Michel Boko
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