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Bénin/Exportation de noix de cajou et ses dérivés : Des mesures d’amélioration de l’organisation du contrôle de la qualité bientôt en vigueur

Toute exportation de noix de cajou et ses dérivés à partir du Bénin et au départ du Port autonome de Cotonou (Pac) sera désormais conditionnée au respect de certaines mesures. L’opérateur devra se soumettre à trois niveaux de contrôle de qualité physique des noix et des emballages.

Des contrôles à la collecte, à l’achat et à l’exportation. L’exportateur y est dorénavant soumis.  Et, à chaque étape, il lui est délivré un certificat requis. A confié au journal du service public “La Nation”, Towanou Conrad Kanmadozo, Directeur des Contrôles de l’Agence béninoise pour la sécurité sanitaire des aliments (Abssa). Aussi, l’exportateur devra être enregistré auprès de ladite Agence et du Conseil national des exportateurs de cajou (Conec-Bénin). “… Il adressera aux différentes structures de contrôle, quinze jours francs avant l’expédition du lot, une demande d’inspection et d’obtention desdits certificats. La demande de certificats requis prend en compte la description et la quantité du (des) produit(s), les types et dimensions de l’emballage, le numéro du (des) lot(s), les cachets et labels d’identification y compris les renseignements concernant les conteneurs et le transport, le nom et l’adresse de l’exportateur, le nom et l’adresse du destinataire et pays de destination du (des) produits. Cette demande doit s’accompagner d’un certain nombre de pièces à savoir, le Bordereau de livraison”, lit-on dans le journal.

Pour Towanou Conrad Kanmadozo, cette initiative se justifie par le fait que, dans la filière anacarde, la qualité des noix de cajou et dérivés au niveau des différentes phases de commercialisation continue de diviser les acheteurs et les vendeurs. Le Bénin, bien qu’ayant l’une des meilleures qualités de noix de cajou au monde, ses acteurs ne profitent pas de cette qualité qui continue d’être dépréciée chaque année par les acheteurs internationaux ; ce qui contraint les acteurs à la base à vendre leurs produits sans possibilité de contre-expertise. Toute chose qui découle de l’inexistence de certaines mesures règlementant les contrôles.

Ainsi, selon le récit du Directeur des Contrôles de l’Abssa et rapporté par le quotidien, dans le cadre de l’amélioration du contrôle de la qualité des noix de cajou et ses dérivés, l’Interprofession de la filière Anacarde du Bénin (Ifa-Bénin) est entrée en partenariat avec l’Agence béninoise de sécurité sanitaire des aliments (Abssa) sur instruction de l’Autorité de tutelle. L’objectif de ce partenariat est de construire une gouvernance cohérente autour du contrôle de la qualité des noix de cajou et ses dérivés pour garantir un meilleur accès aux marchés. Par ailleurs, fait-il savoir, c’est pour réduire les cas de rejet des produits causant d’énormes pertes aux acteurs de la filière, que des mesures d’amélioration de l’organisation du contrôle de la qualité des noix de cajou et ses dérivés sont proposées et entreront bientôt en vigueur.

 Fênou-Amba OLOU (Coll)

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