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Bénin : L’igname entre raréfaction et cherté du coût (Toute cette année, l’igname va demeurer chère)

Fiacre Adifon, Spécialiste des systèmes de production durable d’igname

Bien de  jours sont passés depuis la cérémonie autorisant la consommation de la nouvelle igname au Bénin. Seulement, sur le marché, le produit se raréfie. Les prix, indigestes.

Caprices climatiques oblige. Les commerçantes ou revendeuses d’igname doivent encore patienter quelques jours pour une abondance des tubercules d’igname sur le marché et se les offrir à moindre coût. Les poches de sécheresse observées en début de saison pluvieuse déteignent sur les attentes, selon les constats.

«L’année a été marquée par des poches de sécheresse et une arrivée très tardive des pluies. La période sèche après plantation a été donc plus longue et les variétés sensibles à la chaleur ont vu bon nombre de semenceaux brûlés. C’est le cas notamment de l’igname de prestige Laboko et dont l’offre est moindre cette année par rapport à la demande», explique Fiacre Adifon, Dr en Transition Agro-Ecologique et gestion durable des sols, Spécialiste des systèmes de production durable d’igname. Selon ses estimations, il faut espérer une abondance des variétés d’igname sur le marché à partir de la fin de ce mois de septembre. C’est la période, explique-t-il, où viennent suivant leur cycle, beaucoup de variétés d’igname. «La majorité des variétés d’igname ayant une aptitude à l’igname pilée outre le Laboko, viennent à maturité à partir de mi-septembre. Le mois d’août ayant été assez pluvieuse, ces ignames seront d’ailleurs plus disponibles».

N’en demeure aux dires de Fiacre Adifon,  que toute cette année, les différentes variétés demeurent globalement chères car plantées entre décembre et janvier pour la plupart des ignames.

Fênou-Amba OLOU (Coll)

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