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ZOOM AGRO : LES COURS DES MATIERES PREMIERES AGRICOLES AU 16 SEPTEMBRE 2021

COTON

Les cours du coton se maintiennent toujours dans une fourchette entre 92 et 95 cents la livre. Hier, ils ont clôturé à 92,51 cents la livre contre 93,5 cents vendredi dernier, une baisse en partie provoquée par  l’appréciation du dollar suite au rebond des ventes au détail aux Etats-Unis. Le rapport  sur l’offre et la demande mondiales des produits agricoles (Wasde) du département américain de l’Agriculture (USDA) publié vendredi dernier était plutôt neutre. Il a relevé la production américaine de coton de 1,2 million de balles (Mb)  à 18,5 Mb et donc les exportations américaines et les stocks de clôture. En revanche, au niveau mondial, les  prévisions de stocks de clôture en 2021/22 sont en recul suite à une  révision  à la hausse de la consommation mondiale (+1,4 Mb), notamment impulsée par le Pakistan, le Bangladesh et le Brésil, qui compense largement l’augmentation de la production mondiale (Etats-Unis, Australie, Argentine).

De son côté, Fitch a révisé à la hausse ses prévisions de prix moyen du coton pour 2021 à $90,0 la livre  (contre $87,0 auparavant) suite à des perspectives d’approvisionnement à court terme détériorées tandis que la demande mondiale augmenterait fortement en 2021 avec notamment une reprise meilleure au Bangladesh et en Turquie. Selon Fitch, la demande devrait rebondir de 14,1% en glissement annuel en 2021, après la baisse de 13,3% liée à la Covid-19 en 2020. Fitch  anticipe désormais  un déficit à 4,4 millions de balles de 480 livres cette année, contre une estimation précédente de 1,8 million de balles, ce qui apportera un soutien au prix.

HUILE DE PALME

On s’achemine vers une troisième semaine de pertes sur le marché de l’huile de palme. Les cours ont clôturé mercredi – jeudi étant férié pour le jour de la Malaisie-  à 4 338 ringgits ($1042,75) la tonne sur la Bursa Malaysia Derivatives Exchange contre 4 279 ringgits vendredi dernier.  Mais aujourd’hui, les cours s’affichaient à la baisse, entraînés dans le sillage de l’élan baissier des huiles végétales mondiales.

En revanche, la demande a fortement rebondi sur la première quinzaine de septembre avec une hausse de 45% pour SGS et 61% pour ITS des exportations d’huile de palme de la Malaisie. Une dynamique qui devrait se poursuivre avec la décision de l’Inde d’abaisser ses taxes d’importation de base sur l’huile de palme, l’huile de soja et l’huile de tournesol avant le festival de Diwali (voir ci-dessous). Les gains sont toutefois limités par les perspectives d’une offre plus élevée.

L’Inde a décidé vendredi dernier de réduire ses taxes à l’importation sur les huiles végétales. La taxe de base à l’importation sur l’huile de palme brute a été réduite de 10 % à 2,5 %, tandis que la taxe sur l’huile de soja et l’huile de tournesol brutes a été réduite de 7,5 % à 2,5 %. La taxe de base à l’importation sur les qualités raffinées d’huile de palme, d’huile de soja et d’huile de tournesol est passée de 37,5 % à 32,5%. Après les réductions, les importations d’huile de palme brute, d’huile de soja et d’huile de tournesol seront assujetties au total à une taxe de 24,75 % au total, y compris un droit d’importation de base de 2,5 % et d’autres taxes, tandis que les qualités raffinées d’huile de palme, d’huile de soja et d’huile de tournesol porteront une taxe totale de 35,75 %.

Toujours en Inde, les importations  d’huile de palme en août ont déjà progressé de 2% par rapport à l’année précédente pour atteindre 750 134 tonnes, leur plus haut niveau en trois mois. “Les importations d’huile de palme raffinée ont considérablement augmenté en août après que l’Inde a assoupli les règles d’importation (Lire : La Chronique Matières premières agricoles au 1er juillet 2021). Une quantité similaire d’huile de palme raffinée devrait être importée dans les mois à venir“, a affirmé B.V. Mehta, directeur exécutif de la Solvent Extractors’ Association of India (SEA). En revanche, les achats d’huile de soja ont diminué de moitié en août et celles d’huile de tournesol ont plongé de 55%. Les importations d’huile comestible devraient grimper en septembre alors que le gouvernement a réduit les taxes à l’importation et que la demande est forte avant la période des festivals.

RIZ

Les prix à l’exportation du riz en Inde et au Vietnam se sont appréciés cette semaine mais ont chuté en Thaïlande.

En Inde, les prix du riz étuvé  5% ont grimpé à un plus haut depuis fin juillet à $360- ​​$365 contre $358- $363 la semaine dernière. La roupie a gagné environ 0,7% ce mois-ci, réduisant les rendements des exportateurs et les incitant à augmenter les prix en dollars. “Certains acheteurs se déplacent vers le Myanmar et le Pakistan, qui proposent également du riz à des prix compétitifs”, a déclaré un exportateur de Kakinada, dans l’Andhra Pradesh. Pourtant, l’Inde pourrait représenter jusqu’à 45% des exportations mondiales de riz en 2021si elle accroît ses capacités portuaires (Lire : L’Inde pourrait représenter 45% du commerce mondial du riz s’il investit dans ses ports).

Au Vietnam, les prix du Viet 5%  se sont aussi améliorées pour atteindre $410-$420 la tonne contre $400 la semaine dernière alors que la demande s’améliorait. Cependant, les approvisionnements en provenance du Vietnam se heurtent toujours à des obstacles en raison de pénuries de conteneurs et de restrictions liées à la pandémie qui engendrent des pénuries de main d’œuvre.

Les exportations de riz du Vietnam en août ont augmenté de 7,4% par rapport au mois précédent à 499 033 tonnes, selon les chiffres des douanes. Au cours des huit premiers mois, elles ont toutefois chuté de 13,4% en glissement annuel à près de 4   millions de tonnes.

En Thaïlande,  les prix du Thaï 5% ont baissé à $380- $393  la tonne contre $380-$402  la semaine dernière, le marché étant calme dans un contexte de coûts de transport élevés. “L’approvisionnement est bon à cause de la pluie, mais il n’y a pas d’acheteurs. Le gouvernement devrait mettre en place des mesures pour soutenir les riziculteurs et les exportateurs“, a déclaré un commerçant basé à Bangkok.

CACAO

Le cacao grimpe, grimpe ! A Londres, marché de référence pour la fève, la tonne (t) a franchi la barre des £ 1 800, passant de £ 1 780 vendredi dernier à £ 1 816 à la clôture hier soir. New York n’a pas été en reste, les cours évoluant de $ 2 603 à $ 2 657 sur la même période.

Une belle envolée qui s’expliquerait par le déficit mondial attendu à 150 000 t sur la campagne 2021/22 à venir avec l’amélioration de la demande, mais aussi les bons niveaux de préventes sur 2021/22 annoncés notamment par la Côte d’Ivoire (Lire : Le prix garanti cacao en Côte d’Ivoire devrait baisser en 2021/22) et la flambée persistante du coût du fret mondial.

Alors, certes, on parle de déficit mondial sur la campagne 2021/22 mais on n’est pas à l’abri de surprises. Et ce ne serait pas la première fois que des prévisionnistes se tromperaient… En effet, malgré le niveau pluviométrique en-deçà des moyennes, on constate une bonne humidité des sols en Côte d’Ivoire ce qui est favorable au développement de la campagne principale qui court d’octobre à mars, soulignent des cacaoculteurs interrogés par Reuters. « La récolte principale démarrera très fort si les prix minimums bord champ sont bons et respectés », explique Fofana Mori, cacaoculteur à Duékoué. Dans la région de Man, les entrepôts regorgeraient de sacs de cacao, les producteurs attendant qu’on leur en offre un bon prix.

En Côte d’Ivoire où les arrivages de fèves aux ports d’Abidjan et de San Pedro ont totalisé 2,168 Mt entre le 1er octobre et le 12 septembre, selon les estimations des exportateurs, en hausse de 4,8% par rapport à la même période la campagne dernière. Le n°1 mondial se prépare à l’ouverture de sa nouvelle campagne 2021/22, théoriquement le 1er octobre, avec la publication lundi de la liste des 94 exportateurs agréés, dont 57 entreprises et 37 coopératives. Côté broyages, le pays affiche de bons résultats sur le mois d’août avec une hausse de 20% par rapport au mois d’août 2020, à 54 000 t, mais qui ne parvient pas à compenser la médiocre performance des autres mois. Par conséquent, sur la campagne 2020/21, à fin août, le volume total broyé est de 506 000 t soit 1,5% de moins que sur la même période en 2019/20, selon les statistiques du Gepex (Lire : En cette fin de campagne, la Côte d’Ivoire joue le rôle de Monsieur Plus dans le cacao).

SOURCE: COMMODA AFRICA

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