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ZOOM AGRO: Cours des matières premières agricoles au 07 octobre 2021

CACAO

Le cacao a terminé en baisse sur le marché de Londres, les acteurs prenant leurs bénéfices en attendant que les chiffres de broyages par grandes régions mondiales soient publiés dans le courant de la semaine prochaine. Ainsi, partie de £ 1 883 vendredi dernier, la tonne a clôturé hier soir à £ 1 863. En revanche, les fèves ont encore gagné à New York, passant de $ 2 710 la tonne à $ 2 726 sur la même période.

La Côte d’Ivoire, premier producteur et exportateur mondial, continue d’organiser sa campagne. Après l’annonce la semaine dernière d’un prix garanti bord champ en baisse (lire : La Côte d’Ivoire baisse son prix cacao 2021/22 mais le Ghana le maintient), le Conseil du café cacao (CCC) a laissé filtrer l’information selon laquelle un maximum de 200 000 t de cacao -et non les 400 000 t indiquées par décret en mai, seraient réservées aux exportateurs locaux (lire : La Côte d’Ivoire révise à 10% contre 20% annoncé en mai le cacao traité par les opérateurs locaux).

Côté champs, ce qu’on craignait se réalise : une nouvelle semaine de pluies a déclenché l’éruption de la maladie de la pourriture noire dans certaines régions notamment à l’est du pays, dans la région d’Abengourou et sud vers Agboville. Ces pluies ne facilitent pas la récolte et ne permettent pas de bien sécher les fèves. Les planteurs sont sur leur garde dans la région de Soubré à l’ouest et au sud vers Divo, même si on n’aurait pas encore vu de signes de maladies. En revanche, le malheur des uns faisant souvent le bonheur des autres, les récentes pluies ont été bien accueillies dans le centre-ouest vers Daloa ou encore du centre vers Bongouanou et Yamoussoukro.

Quant à la campagne 2020/20, les arrivages aux ports d’Abidjan et de San Pedro du 1er octobre 2020 au 30 septembre 2021 ont totalisé 2,191 millions de tonnes (Mt), a annoncé mercredi le CCC) en hausse de 5,64% sur la précédente campagne.

Côté entreprises, le géant suisse Barry Callebaut a inauguré hier sa nouvelle usine de chocolat à Novi Sad en Serbie. D’un investissement de € 55 millions, l’usine dont la construction a démarré en mars 2020 et qui s’est achevée en mars dernier, a une capacité annuelle de production de plus de 50 000 t de chocolat.

COTON

Le coton poursuit son envolée avec une clôture hier sur l’ICE à 111,61 cents la livre contre 104,53 cents vendredi dernier.

Au cœur de cette hausse, la Chine qui achète du coton à tour de bras  et des spéculateurs toujours haussiers (Lire : La journée mondiale du coton célébrée aujourd’hui avec des cours qui flambent). Un autre facteur de soutien des prix serait la chute des exportations de coton du premier exportateur mondial, l’Inde, la hausse des exportations et de la demande locale en 2020/21 ayant réduit de moitié les stocks de report (lire ci-dessous).

Dans son dernier rapport sur le coton publié début octobre, le Comité consultatif international du coton (ICAC) souligne que le commerce du coton a été vigoureux, atteignant des niveaux les plus élevés jamais enregistrés en 2020/21. Ainsi, « l’estimation de 10,29 millions de tonnes (Mt) pour la saison à venir montre que le sentiment de l’industrie reste positif, en particulier compte tenu des niveaux élevés de ventes au détail de textiles observés dans de nombreux pays développés », affirme l’ICAC. Au niveau de l’offre et de la demande, le marché devrait être quasi-équilibré en 2021/22 avec une production en hausse de 6% à 25,7 Mt – les baisses attendues en Chine et en Inde  étant largement compensées par une hausse de la production en Australie, au Brésil et aux Etats-Unis – et une consommation à 25,9 Mt.

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En Inde, les exportations de coton de l’Inde pourraient chuter de 36% en 2021/22 par rapport à la campagne 2020/21 a déclaré Sumeet Mittal, directeur général des activités cotonnières de l’Inde chez Louis Dreyfus Company, lors d’un webinaire organisé par la Cotton Association of India. Une chute provoquée par la hausse de la demande intérieure alors que l’’offre était limitée après que les stocks de report ont presque diminué de moitié par rapport à il y a un an. “Les exportations pourraient descendre à 5 millions de balles au cours de la nouvelle saison, car la demande locale a augmenté”, a déclaré Sumeet Mittal. En 2020/21, l’Inde a exporté environ 7,8 millions de balles, soit sont plus haut niveau en huit ans. Or, l’augmentation des exportations et la demande locale ont épuisé les stocks de report à 6,5 millions de balles au cours de la nouvelle saison qui a commencé le 1er octobre, contre 12,5 millions de balles il y a un an.

En outre, la bonne demande des usines locales et une remontée des prix mondiaux ont porté les prix intérieurs à un niveau record cette semaine, réduisant ainsi l’avantage que l’Inde avait sur les autres fournisseurs. “Le coton de bonne qualité n’est actuellement pas disponible pour les exportations. À partir de novembre, l’offre de coton de bonne qualité s’améliorerait et les prix pourraient baisser en raison de la pression de l’offre“, a déclaré un revendeur basé à Mumbai à Reuters.

Les principaux États producteurs de coton, notamment le Gujarat, le Maharashtra, le Telangana et l’Andhra Pradesh, ont reçu de fortes pluies en septembre ce qui pourrait altérer la production de la nouvelle campagne.  « Les rendements et la qualité des cultures vont être affectés par les précipitations. Le coton récolté lors de la première récolte sera probablement de mauvaise qualité » a déclaré Chirag Patel, directeur général de l’exportateur Jaydeep Cotton Fibers Pvt Ltd.

En Côte d’Ivoire, le prix au producteur du coton graine de 1er choix  au titre de la campagne 2021/22 a été fixé à FCFA 300 le kilo et celui de 2e choix à FCF275 le kilo, inchangés par rapport à la campagne 2020/21. La production cotonnière devrait atteindre 582 485 tonnes, selon le Premier ministre Patrick Achi (Lire : En Côte d’Ivoire, le prix au producteur de coton reconduit à FCFA 300 le kilo en 2021/22).

HUILE DE PALME

Le marché de l’huile de palme se maintient à des plus hauts et a encore progressé cette semaine avec une clôture hier sur la  Bursa Malaysia Derivatives Exchange à 4 845 ringgits ($1158,54) la tonne contre 4497 ringgits vendredi dernier. On s’achemine vers un gain de 7% sur la semaine. Une remontée engendrée par la flambée des cours du pétrole ainsi que l’annonce d’une pénurie de canola obligeant les importateurs à se tourner vers d’autres huiles, dont l’huile de palme et le soja. La faiblesse du ringgit a été aussi un facteur porteur.

En outre, l’offre est serrée avec une production en Malaisie ralentie. La Malaysian Palm Oil Association (MPOA) a révélé que la production d’huile de palme brute avait décliné de 1,44% en septembre à 1,68 million de tonnes tandis qu’en Indonésie,  elle aurait chuté de 300 000 tonnes en septembre selon S&P Global Platts, les pluies torrentielles et les inondations généralisées d’août et de septembre ayant compliqué les activités de récolte pendant la saison de production maximale.

En Indonésie, les exportations d’huile de palme ont chuté de 33% en glissement mensuel pour atteindre 2,241 millions de tonnes (Mt) en septembre, selon les données sur les navires et les expéditions consultées par S&P Global Platts.  La hausse des prix a incité les principaux acheteurs indiens et chinois à se concentrer sur les expéditions malaisiennes.

Côté entreprise, l’indice des plantations de la  Bursa Malaysia prolonge son rallye jusqu’à la troisième session consécutive, augmentant de 0,8% alors que les prix de l’huile de palme restent proches des niveaux record. Le Credit Suisse estime un bénéfice de 28% à la hausse par rapport à ses prévisions de bénéfices pour le secteur de l’huile de palme en Asie pour l’exercice 2021 si les prix restent aux niveaux actuels, en supposant une moyenne de 4 700 ringgits  par tonne pour le reste de 2021. Les planteurs malaisiens devraient être les plus grands bénéficiaires en raison de la baisse des prélèvements à l’exportation, tandis que la structure progressive des prélèvements à l’exportation en Indonésie continue de limiter les prix de vente intérieurs.

RIZ

Les prix à l’exportation du riz vietnamien ont prolongé leurs gains sur une cinquième semaine avec une forte demande intérieure qui concourt à maintenir les coûts d’approvisionnement élevés, tandis que l’offre limitée a fait grimper les prix du principal exportateur, l’Inde.

Au Vietnam, les prix du Viet 5% ont atteint un sommet de près de trois mois de $430- $435 la tonne, contre $425-$430  la semaine précédente. Les prix intérieurs et à l’exportation sont soutenus par la décision du gouvernement de compléter les réserves nationales. Les prix auraient peu s’apprécier davantage mais les approvisionnements de la récolte en cours limitent la hausse. Dans le delta du Mékong, la récolte automne-hiver a démarré et devrait atteindre un pic à la fin du mois d’octobre ou au début du mois prochain.

En Inde, les prix du riz étuvé à 5 % ont augmenté à $360-$ 363 la tonne, contre $358- $363  la semaine dernière. Les approvisionnements sont limités.  La nouvelle récolte serait disponible à partir de novembre.

En Thaïlande, les prix du Thaï 5 % ont légèrement progressé aussi à $385- $420 la tonne  contre $385-$386 la semaine sous l’effet d’un léger renforcement du baht. La Thaïlande, qui a exporté environ 3,7 millions de tonnes (Mt) de riz entre janvier et septembre 2021 serait en passe d’exporter 6 Mt d’ici la fin de l’année.

Le Laos a exporté ses 50 premières tonnes de riz vers l’Union européenne, a rapporté mardi l’agence de presse Xinhua, citant le quotidien local Vientiane Times. La première expédition de la variété de riz Thadokkham-8 (TDK8) est vendue en Belgique par Champahom Trading Import-Export Sole Co Ltd pour une valeur estimée à $29 000.

Le ministère laotien de l’Agriculture et de la foresterie, avec le soutien d’un prêt de la Banque mondiale, promeut la production de riz à des fins commerciales.

En Corée du Sud, la production de riz devrait progresser de 9,1% en 2021 pour atteindre 3,83 millions de tonnes (Mt) en 20021 suite à des conditions climatiques favorables et à une augmentation des superficies. Après cinq années de baisse, ce serait le premier rebond positif s’il se confirme.

SOURCE: COMMODA AFRICA

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