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ZOOM AGRO: Cours des matières premières agricoles au 14 Octobre 2021

COTON

Le marché a été volatil et les cours du coton terminent la semaine en baisse à 107,1 cents la livre hier sur l’ICE contre 110,6 cents vendredi dernier. Une baisse en partie impulsée par le rapport sur l’offre et la demande mondiales en produits agricoles (WASDE) du département américain de l’Agriculture (USDA) en demi-teinte.

D’un côté l’USDA a abaissé la consommation de la Chine, moteur de la flambée des cours, d’un million de balle conséquence des prix élevés et de la crise de l’énergie qui ébranle l’activité industrielle.  La consommation a été aussi abaissée au Vietnam mais relevée au Pakistan et en Turquie  Globalement, l’USDA estime que la consommation mondiale ne progresserait que de 2 ,9% contre 3,8% anticipé en septembre. En outre, la production mondiale de coton en 2021/22 a été revue à la hausse (+700 000 balles) avec une augmentation au Pakistan et dans une moindre mesure en Turquie mais une diminution en Inde et aux Etats-Unis.  Les stocks  mondiaux de clôture  ont été augmentés (+450 000 balles) mais restent inférieurs de 3,2 millions de balles à ceux de 2020/21.

D’un autre côté, plutôt favorable pour le marché, la production américaine de coton a été abaissée de 3% sous l’effet d’une réduction des rendements au Texas et les stocks de clôture réduits de 500 000 balles avec des niveaux d’exportation et de consommation inchangés.

En France, l’Association française cotonnière a tenu en présentiel son forum et diner cette semaine à Deauville (Lire : Douce révolution à l’Association française cotonnière).

HUILE DE PALME

La barre des 5000 ringgits la tonne d’huile de palme a été franchie mercredi, la suppression des taxes sur les huiles par le principal acheteur, l’Inde, pour freiner  les prix intérieurs  avec les festivals (voir ci-dessous) ayant fait flambé les cours. Les investisseurs ont pris leur bénéfice hier abaissant les cours sur la Bursa Malaysia Derivatives Exchange à 4877 ringgits ($1 174,47) la tonne contre 4 966 ringgits vendredi dernier. Cette réduction des taxes devrait stimuler la demande et les importations soutenant potentiellement les prix mondiaux de l’huile de palme, de soja et de tournesol. Une hausse de la demande indienne qui intervient dans un contexte où la production d’huile de palme en Malaisie devrait rester atone en octobre alors même que la saison de production maximale se termine avec des rendements médiocres.  “Les stocks finaux sont serrés, les arrivées d’huile de palme brute des moulins sont extrêmement faibles et il n’y a pas beaucoup d’amélioration de la production en octobre“, a déclaré Paramalingam Supramaniam, directeur de la société de courtage basée à Selangor, Pelindung Bestari.

En Inde, à l’approche des grands festivals et afin de freiner les prix intérieurs qui flambent, le gouvernement a décidé mercredi d’abaisser les taxes à l’importation sur les huiles comestibles. La taxe à l’importation est réduite à zéro pour les huiles de palme brute et de soja brute et réduite à 2,5% pour celle de tournesol brute. New Delhi a aussi réduit la taxe d’importation de base sur les huiles raffinées de palme, de soja et  de tournesol e à 17,5% contre 32,5% auparavant. S’ajoute, la réduction de la taxe sur les infrastructures et le développement agricoles (AIDC) sur les importations d’huile de palme brute à 7,5% contre 20%, tandis que l’AIDC sur l’huile de soja brute et l’huile de tournesol brute a été réduite à 5% contre 20%, a déclaré le gouvernement dans un communiqué. Après les réductions, l’huile de palme brute sera soumise à une taxe de 8,25 % au total, contre 24,75 % auparavant, a déclaré B.V. Mehta, directeur exécutif de la Solvent Extractors’ Association of India (SEA). Le droit effectif sur l’huile de soja brute et l’huile de tournesol brute est tombé à 5,5% contre 24,75 %, tandis que l’huile de palme raffinée, l’huile de soja raffinée et l’huile de tournesol raffinée sont assujetties à une taxe à l’importation de 19,25 % contre 35,75 % auparavant, a indiqué la SEA dans un communiqué.

Toujours en Inde, les importations d’huile de palme  ont doublé au mois de septembre par rapport au même mois en 2020 pour atteindre un record de 1,26 million de tonnes.

La Malaisie a maintenu sa taxe à l’exportation de novembre sur l’huile de palme brute à 8 % mais a augmenté le prix de référence. Ce dernier est fixé à 4 523,29 ringgits ($1 088,64 $) la tonne pour novembre contre 4 472,46 ringgits en octobre.

Le Malaysian Palm Oil Board (MPOB) a publié lundi les données pour le mois de septembre montrant une chute plus forte qu’anticipée des stocks d’huile de palme sous l’effet d’une hausse des exportations alors que la production est demeurée stable. Les stocks du deuxième producteur mondial ont chuté de 6,99 % par rapport au mois précédent à 1,75 million de tonnes (Mt). La production d’huile de palme brute n’a pas réussi à maintenir la croissance observée en août en raison d’une grave pénurie de main-d’œuvre. Ainsi, elle a diminué de 0,39% à 1,7 Mt au mois de septembre. Quant aux exportations, elles ont bondi de 36,83% à 1,6 Mt tandis que les importations ont baissé de près de 18%.

L’Indonésie, le plus grand exportateur mondial d’huile de palme, ambitionne de cesser d’exporter de l’huile de palme brute  au profit de produits raffinés, a déclaré mercredi le président Joko Widodo. “À certains moments plus tard, nous arrêterons ce qu’on appelle les exportations de CPO. Il (le CPO) doit être transformé en cosmétiques, beurre, biodiesel et autres produits dérivés“, a déclaré le président lors de l’information des participants sur un programme d’éducation au Palais d’État.

Au Canada, l’USDA estime que la production de colza (canola) chutera de 33% à 13 millions de tonnes (Mt) en 2021/22 la sécheresse ayant abaissé les rendements de 37%. Cette chute de la production du principal exportateur sur le marché mondial créé un important déficit dans un contexte d’une situation déficitaire sur le marché mondial des huiles.

RIZ

Les prix à l’exportation du riz en provenance des principaux hubs asiatiques sont restés stables.

En Inde, les prix du riz étuvée 5%, sont demeurés stables à  $360- ​​$363 la tonne. “La roupie s’est dépréciée mais les prix du riz local augmentent également en raison de la baisse des approvisionnements. A partir du mois prochain, les approvisionnements augmenteront grâce à la nouvelle campagne agricole“, a déclaré un exportateur basé à Kakinada dans l’État d’Andhra Pradesh.

L’USDA estime que la production de riz pour la campagne de commercialisation 2021/22 atteindra un record de 125 millions de tonnes, en hausse de 2% par rapport à 2020/21 suit à une augmentation des superficies  et des rendements records.

En Thaïlande, les prix du Thaï 5% sont restés aussi inchangés à $385-$420  la tonne avec des contraintes d’expédition toujours aigues.

Au Vietnam, les prix du Viet 5% se sont maintenus à $430- $435  la tonne. “La demande intérieure de riz de la récolte automne-hiver reprend légèrement, mais cela n’a pas eu d’impact sur les prix à l’exportation“, a déclaré un commerçant basé à Ho Chi Minh-Ville. La récolte automne-hiver a démarré dans le delta du Mékong, mais les approvisionnements n’augmenteront pas de manière significative avant la fin du mois ou le début du mois prochain. Les exportations de riz du Vietnam en septembre ont augmenté de 19% par rapport au mois précédent à 593 624 tonnes, selon les données douanières du gouvernement. Les exportations de riz du pays au cours des neuf premiers mois ont chuté de 8,3% en glissement annuel à près de 4,57 millions de tonnes.

Madagascar,  troisième producteur de riz en Afrique derrière le Nigeria et l’Egypte, l’USDA estime que la production de riz usine diminuera de 5% en 2021/22  à 2,6 millions de tonnes.

SOURCE : COMMODA AFRICA

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