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ACMA2/Parc à gari de Savalou : Un an après, 799 tonnes de gari vendues

Les activités commerciales ont démarré sur le parc à gari de Savalou en octobre 2020. Précisément le dixième jour du mois. Avec une tendance à la hausse, d’octobre 2020 à Septembre 2021, soit un an après, 799 tonnes de gari sont vendues sur ce parc.

Nous parlons-là d’un chiffre d’affaire de 212 867 450 FCFA soit environ 325 000 euros. Confie le gestionnaire du parc Justin Houeto. Le parc à gari de Savalou est une infrastructure marchande construite avec le financement de l’Ambassade du Royaume des Pays-Bas près le Bénin à travers le programme Approche Communale pour le Marché Agricole, Phase2 (ACMA2). Il est un marché thématique où les différents acteurs à savoir : producteurs de manioc, transformatrices de manioc, revendeuses de gari, les démarcheurs localement appelés ‘’Gbatèssoto’’, les gros acheteurs de gari se retrouvent pour échanger les produits dérivés du manioc notamment le gari.

Amélioration du revenu des acteurs

« Avant, plusieurs producteurs vendaient leurs produits sans avoir des informations sur le prix du marché », fait savoir Justin Houeto. Mais, grâce au parc, signifie-t-il, ils ont amélioré leurs revenus surtout, les transformateurs. En effet, la fréquentation du parc a permis de renforcer la capacité de négociation des acteurs du fait que ceux-ci se retrouvent dans un même lieu et sont au même niveau d’information. Ce qui leur permet donc de vendre leurs produits au prix du marché et par conséquent de se faire du bénéfice.

Création d’activités génératrices de revenus…

La mise en service du parc a permis de créer différentes activités génératrices de revenus notamment dans le rang des acteurs indirects de la chaîne de valeur gari à savoir : les conducteurs de taxi moto, les conducteurs de tricycles, les femmes qui aident pour le reconditionnement, les jeunes qui assurent les divers chargements, les vendeuses des emballages, etc.

Difficultés et perspectives

Sans les matières premières, les industries ou entreprises ne fonctionnent pas.  À l’instar de tout autre entreprise, quelle qu’elle soit, le parc s’est vu, au cours de cette première année d’expérience, confronté à certaines difficultés. La principale, la rareté à un certain moment du manioc qui a réduit le volume de gari vendu sur le parc, informe le gestionnaire.

Concernant les perspectives, le parc envisage renforcer les liens d’affaires entre les acteurs de la chaîne en amont et en aval afin de faire de ce parc un modèle de cluster dynamique et économiquement rentable dans le département des collines.

Anicet SEMASSA

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