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Village maraîcher de sèmè-kpodji: Chez Ulriche Hontonnou, les clients affluent ; les revenus presque sans valeur

Le Village maraîcher de sèmè-kpodji (Vimas), comme son nom l’indique est un site de culture maraîchère. Sur ce site, Ulriche Hontonnou, une quadragénaire y cultive des légumes et met en vente ses cultures. Notre descente sur ce site s’intéresse de plus près aux réalités qu’elle vit au quotidien.

Du bruit, ça se produit de partout sur ce site maraîcher de Sèmè-kpodji. A l’origine, se trouvent des clients, majoritairement de sexe féminin et parfois venus, très tôt de loin pour s’approvisionner en produits maraîchers, notamment les légumes. C’est le cas de Marie et de Félicité,toutes deux vendeuses de légumes et fidèles clientes qui sont venues respectivement de Djeffa et de Akpakpa pour acheter des légumes. En faisant tout ce chemin pour arriver à Sèmè-kpodji, Félicité, une habituée du site a opté pour la qualité. «Je viens ici très souvent pour m’approvisionner en légumes. Les prix ne sont pas exhorbitants et les produits sont de bonne qualité. Quand j’achète les légumes ici, j’arrive à les conserver au moins jusqu’au quatrième jour», a-t-elle affirmé.

La tuile pour Ulriche…

Même si la tasse fût difficile à boire, la pilule dure à avaler, Ulriche Hontonnou s’est toujours assurée d’avoir son potager bien fourni en légumes, oignons, tomate, basilic, etc. Chose étrange, elle ne jouit pas toujours des multiples efforts qu’elle a fournis sous la pluie comme sous le soleil. En effet, entre vendeurs et acheteurs, les prix se discutent et là, sérieusement. Car les prix n’arrangent pas forcément l’une des parties prenantes. « Je n’ai pas le choix », c’est, la réponse que nous a servie, d’un air désespéré Ulriche qui vient de vendre à 800f, une planche de légume qu’elle entretient depuis plus de deux mois déjà. Quand vient le moment de s’expliquer, à peine vient le sourire dans son visage. Elle semble être au bout du rouleau. «Pour le désherbage, je paye 100f par ligne aux ouvriers. Et voilà maintenant le prix qu’elle me propose. Je n’ai pas le choix », a-t-elle expliqué.

Une preuve de plus qui prouve qu’avec elle, les recettes sont, en réalité très en dessus des dépenses. A ce stade, même certains clients éprouvent de la pitié à l’égard de la dame qui ne cherche qu’à faire de bonnes marges bénéficiaires pour satisfaire ses besoins vitaux. «Complète lui l’argent si ça te touche autant », s’est amusée de dire, dans la foulée une cliente en réponse à la question, «es-tu satisfaite ?» d’un jeune homme présent sur les lieux. A cette question, Ulriche Hotonnou n’avait toujours qu’une seule réponse : «Je n’ai pas le choix». Apparemment, la satisfaction n’est pas au rendez-vous, en tout cas pour cette fois-là.

Prince BAMIGBOLA (Stag)

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